Élisabeth Borne et son gouvernement poursuivront leurs fonctions. La réforme des retraites va maintenant être adoptée dans la loi alors que les grèves et les manifestations se poursuivent
La Première ministre Élisabeth Borne et son gouvernement ont survécu à deux votes de défiance au Parlement français.
Ils ont été déclenchés après qu’elle ait fait passer des plans controversés de réforme des retraites – qui incluent le relèvement de l’âge minimum de la retraite de 62 à 64 ans – sans vote.
Le premier vote de censure lundi 20 mars a été lancé par LIOT, un groupe de 20 députés de gauche et de droite, et a reçu le soutien de plusieurs partis parlementaires différents. Mais il n’a pas obtenu le soutien nécessaire, en deçà de la majorité de 287 voix requise.
Le deuxième vote de censure a échoué par une bien plus grande marge. Le Rassemblement national d’extrême droite l’avait porté devant les députés mais il n’a recueilli que 94 des 287 voix nécessaires.
Il est presque 19 heures. Il y a quelques minutes, l’Assemblée nationale a rejeté par 278 voix favorables prononcées par les députés, sur les 287 nécessaires la motion de censure déposée par le groupe LIOT. La place de la Concorde est calme. #9voix pic.twitter.com/pQNugZP40D
— Pierre Bouvier (@pibzedog) 20 mars 2023
Les votes sont intervenus après l’utilisation par Mme Borne de l’article 49:3, qui a provoqué un contrecoup considérable.
La décision a également déclenché des manifestations dans toute la France ce week-end (18-19 mars) avec des affrontements entre des manifestants et la police.
Si les motions de censure avaient abouti, Emmanuel Macron n’aurait pas risqué de perdre son poste de président. Mais les positions de Mme Borne et du gouvernement auraient été en péril.
M. Macron aurait pu soit nommer un nouveau gouvernement, soit dissoudre le parlement et convoquer de nouvelles élections. Le projet de loi sur la réforme des retraites aurait également été annulé.