La région a la quatrième plus forte proportion de résidences secondaires en France
Un propriétaire d’une résidence secondaire en Bretagne a réagi avec colère après que des graffitis nationalistes bretons aient été tagués sur sa maison – bien qu’il soit originaire de la région.
L’incident s’est produit dans la nuit de dimanche 7 mai sur l’île d’Ouessant, à l’ouest de la Bretagne continentale.
Le slogan appelait les Français d’ailleurs dans le pays à rester en dehors de la Bretagne.
Un voisin a alerté le propriétaire, qui a ensuite posté une photo sur un groupe de riverains sur Facebook.
Les membres du groupe, professant leur choc et leur déception, n’ont pas tardé à confirmer les informations que le coupable avait apparemment oublié de faire – le propriétaire de la maison était de l’île.
À Ouessant, un tag vis la résidence secondaire d’un… couple ouessantin https://t.co/gopUgNR8T8
— Le Télégramme (@LeTélégramme) 9 mai 2023
« La Bretagne pour les Bretons »
La maison était ornée de la phrase « La Bretagne aux Bretons, dehors les Français » (Brittany for the Bretons, French out).
En ce sens, le français signifie ceux de l’extérieur de la région Bretagne, qui a une culture celtique distincte distincte du reste de la France dont de nombreux Bretons sont fiers.
Le propriétaire, Gérard Jézéquel, est cependant originaire de Bretagne, un fait qui a peut-être échappé au vandale.
De plus, la résidence principale de M. Jézéquel est en Bretagne, bien que sur le continent, près de Rennes.
La propriété est une résidence secondaire, mais utilisée exclusivement par la famille de M. Jézéquel, et non publiée en location à court terme en ligne, selon le journal Le Télégramme.
« Je suis né à Ouessant [the Breton name for the island] Il y a 68 ans… et ma femme est née à Ouessant aussi… C’est une maison que j’ai héritée de mes parents », raconte M. Jézéquel.
La maison était également étiquetée avec les lettres PNB – peut-être en référence au Parti national breton, un parti politique d’extrême droite.
La propriété secondaire est élevée dans la région
La loi montre bien la colère que certains – notamment sur la façade atlantique – ressentent face aux tarifs des résidences secondaires en France.
La Bretagne a le quatrième taux le plus élevé de propriétés classées comme résidences secondaires du pays (derrière la Corse, les Alpes-Côte d’Azur et l’Occitanie), avec 43 % d’entre elles appartenant à des Bretons.
Près d’un tiers des résidences secondaires appartiennent à des Franciliens (Paris et départements limitrophes), d’où un ressentiment face à l’afflux de visiteurs qui, selon certains, font souvent plus de mal que de bien.
Un grand nombre de résidences secondaires sont également louées à court terme sur des sites comme Airbnb, avec un certain nombre de députés. faire campagne pour renforcer les réglementations contre cette pratiqueen partie pour empêcher les propriétés dans les lieux de villégiature de devenir exclusivement des résidences secondaires – en évaluant les résidents locaux potentiels.







