Le directeur général de Renault, Luca de Meo, a déclaré que le nouveau modèle R5 « donne à Renault la possibilité d’envisager l’avenir ». L’entreprise s’engage à offrir ce nouveau véhicule à un coût initial d’environ 25 000 euros, sans prendre en compte les remises.
Renault est bien décidé à renforcer son dynamisme retrouvé. L’entreprise automobile a dévoilé, le lundi 26 février, à Genève, sa toute nouvelle R5 électrique, un modèle destiné à faire impression par son style tout en rendant les voitures électriques produites en France accessibles à tous. La nouvelle R5 « offre l’opportunité à Renault de s’orienter vers l’avenir et d’entrainer des millions d’Européens avec nous sur la voie de la transition énergétique », a déclaré le directeur général du groupe, Luca de Meo, avant l’entrée en scène de deux véhicules jaunes lors du Salon international de l’auto à Genève.
Des feux arrière placés à la verticale, des teintes éclatantes, des sièges sculptés, un aileron à l’arrière : la petite voiture fait de multiples références à son prédécesseur lancé en 1972, ainsi qu’à la véritablement agressive R5 Turbo, championne de rallye en France. On constate également le signe du virage électrique, avec le remplacement de la calandre de ventilation sur le capot par un indicateur de charge. Montée à Douai, dans le Nord de la France, la R5 se substitue à la Zoé comme modèle d’entrée de gamme électrique de la marque. Plus encore, elle représente « l’emblème » de la reprise du groupe, qui a réalisé de très bons résultats en 2023 grâce à des modèles plus haut de gamme, suite à des périodes compliquées. Sa valeur marchande est projetée à environ 25 000 euros, sans inclure les bonus pour la toute nouvelle R5.
Etre « accessible et tendance »
« L’histoire se répète » : à l’image « d’il y a 50 ans », Renault sort d’une « période difficile pour l’entreprise », a mis en avant Luca de Meo, ce lundi. Les Français traversent « une crise générale et une inflation incontrôlée » et le monde automobile doit faire face à « des désirs entièrement nouveaux de la part de la société ». « A cette époque, nous avons travaillé d’arrache-pied et avons finalement vendu 9 millions » de R5, cette voiture « économe, astucieuse, innovante, excentrique et joyeuse », a-t-il insisté, espérant que la nouvelle R5 connaisse le même succès commercial, reprenant le flambeau de son ancêtre en étant « accessible et tendance ».
Le Dacia Spring était jusqu’à ce jour le véhicule électrique le moins cher sur le marché au sein du groupe Renault, mais était produit en Chine. Le véhicule électrique Renault Mégane au contraire, malgré son positionnement et ses tarifs haut de gamme, n’a pas rencontré les ventes anticipées. Il est attendu que la R5 se place entre ces deux modèles, sur le marché des compactes économiques et polyvalentes, en particulier en rivalité avec la future Citroën C3 électrique.