La célébration de l’adoption de la Constitution modifiée comprenant la mention de l’IVG se déroulera vendredi à la mi-journée. Cet événement fournira au chef de l’État l’opportunité de commémorer ses réussites en matière d’équité de genre et de combat contre les agressions envers les femmes.
Vendredi 8 mars, la Constitution sera marquée d’un sceau symbolisant le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Cette installation de sceau survient quatre jours après l’adoption d’une décision « mémorable ». La cérémonie de marquage de la Constitution modifiée sera située devant le ministère de la Justice à la Place Vendôme à partir de midi. Elle sera suivie par divers rassemblements à travers la France visant à promouvoir l’égalité de sexes en commémoration de la journée du 8-mars.
Le président Emmanuel Macron sera présent et prononcera un discours, ayant été dans l’impossibilité d’intervenir lors de la décision prise à Versailles lors de la session du Congrès, lundi. C’est une occasion pour lui de réaffirmer, et probablement de persuader, de son engagement envers la cause féminine.
Présenter son parcours
Par le biais de cette célébration de l’inscription de l’IVG dans la constitution, Emmanuel Macron prendra également le temps de récapituler son parcours. Selon l’Élysée, le Président de la République a voulu une cérémonie ouverte au public, car le moment est « mémorable ». Durant son allocution, à laquelle toutes les associations féministes ont été conviées, il compte notamment évoquer ses réalisations : extension du 3919, instauration de l’infraction d’outrage sexiste, indice d’égalité hommes-femmes en entreprise, et enfin l’automatisation du versement des pensions alimentaires.
Un parcours « abondant », affirme l’Élysée, parfois en décalage avec les déclarations et les prises de position du président. Dans les mois précédents, le président a appelé à un « réarmement démographique » ainsi que le soutien apporté à Gérard Depardieu, accusé de viols et d’agressions sexuelles. L’an dernier, la réforme des retraites, jugée défavorable aux femmes, a également terni le bilan du président. Emmanuel Macron est souvent dans l’obligation de clarifier ces ambiguïtés, lui qui a fait de l’égalité entre les sexes le principal objet de ses deux mandats. Un sujet où le « en même temps » est parfois difficile à gérer.