Depuis l’arrivée du magistrat en 2020, plusieurs femmes ont fait état de blagues grivoises et de regards déplacés à leur encontre. Ces comportements ont conduit à des signalements de la part des victimes, mettant en lumière un climat de travail inapproprié et déplorable. Ces actes sexistes et dégradants ont eu un impact négatif sur le quotidien de ces femmes, qui se sont senties en insécurité et ont souffert de cette situation. Ces agissements doivent être condamnés et combattus afin de garantir un environnement professionnel respectueux et sécurisé pour tous.
Le procureur de Limoges visé par une enquête disciplinaire pour comportement déplacé
Le Conseil supérieur de la magistrature doit rendre sa décision concernant le procureur de Limoges, en Haute-Vienne, après qu’une enquête disciplinaire ait été ouverte. En effet, plusieurs femmes du tribunal ont décrit un comportement déplacé de la part de cet homme de 47 ans, dont le parcours professionnel était jusqu’alors jugé exemplaire par ses supérieurs. Les faits reprochés remontent à 2020, dès son arrivée au tribunal de Limoges.
L’attitude de Baptiste Porcher a suscité un malaise, surtout chez certaines femmes. Par exemple, il a fait une plaisanterie à une jeune magistrate en ajoutant le suffixe « -tion » derrière le nom d’un suspect, Monsieur Fellah. Il aurait également fait des remarques douteuses à caractère sexuel avant une séance de tir au pistolet, laissant entendre à sa subordonnée qu’elle pourrait souhaiter « tirer un coup » avec lui.
Des collaboratrices ont dénoncé des plaisanteries grossières à caractère sexuel, ainsi qu’un comportement misogyne et même du harcèlement. Certaines cherchent à éviter le procureur dans les couloirs du tribunal. Devant le Conseil supérieur de la magistrature en février 2024, il a été question des regards insistants de Baptiste Porcher sur les décolletés. L’homme nie les accusations, évoquant un humour au « second degré » et exprimant des regrets. Le représentant du ministère de la Justice a demandé une « sanction ferme« , proposant de le démettre de ses fonctions de procureur. Il dénonce un individu qui « n’a plus aucune légitimité : il se comporte comme ceux que l’on juge en minimisant ses actes et en niant la parole des victimes« .