A partir de lundi, l’autocollant vert à apposer sur le pare-brise et le certificat d’assurance à conserver dans la voiture seront substitués par une entrée dans un registre numérique des voitures assurées.
Vous ne fouillerez plus votre boîte à gants à la recherche de votre justificatif d’assurance ni ne bataillerez pour coller l’infâme vignette verte sur votre pare-brise, qu’il s’agisse d’une auto ou d’un deux-roues. Dès le lundi 1er avril, lors d’éventuels contrôles, les forces de l’ordre n’auront plus qu’à consulter le « Fichier des Véhicules Assurés » pour vérifier votre couverture d’assurance. C’est une importante plateforme numérique, constamment mise à jour par les compagnies d’assurances, qui regroupe toutes les assurances auto. On peut dès à présent vérifier la mention de son propre véhicule sur le site consultation-FVA.fr en tapant son numéro de plaque d’immatriculation. Si jamais votre véhicule n’est pas mentionné, vous devrez contacter votre assurance.
Le « mémo » d’assurance, toujours d’actualité
La suppression de la vignette verte simplifie beaucoup la vie des conducteurs. Elle signe aussi la fin des amendes potentielles pour défaut d’affichage de cette vignette, qui jusqu’ici étaient de 35 euros en cas d’oubli ou d’expiration. Toutefois, votre assureur vous enverra un « mémo » avec, entre autres, votre numéro de contrat. Il est recommandé de le conserver dans votre véhicule, car il sera nécessaire pour remplir un constat à l’amiable en cas d’accident.
Ce « mémo » en version papier peut également être nécessaire lors d’un changement de véhicule ou de contrat d’assurance, car il faut un délai de 72 heures pour que votre assurance vous inscrive sur le « fichier des véhicules assurés ». Il est aussi important de noter que cette attestation papier reste indispensable pour conduire dans des pays hors de l’Union européenne.
La lutte contre la fraude à l’assurance
La décision du gouvernement de dématérialiser la vignette verte s’inscrit dans une volonté de lutter contre la fraude à l’assurance. D’après l’Observatoire national de la sécurité routière, quelque 700 000 véhicules circuleraient actuellement sans assurance. Grâce à un contrôle centralisé via un fichier unique, il sera désormais impossible pour les fraudeurs de produire une attestation d’assurance falsifiée. Rappelons qu’une absence d’assurance peut entraîner une amende allant jusqu’à 3 750 euros lors d’un premier contrôle et jusqu’à 7 500 euros en cas de récidive. En outre, cette mesure a un impact écologique bénéfique. En effet, la suppression de l’impression et de l’envoi des vignettes d’assurance permettra d’économiser 1 200 tonnes de carbone et 50 millions de feuilles de papier.