Le 16 novembre 2019, Manuel Coisne s’est joint à une manifestation des « gilets jaunes » qui avait reçu l’autorisation de se tenir sur la place d’Italie à Paris. Toutefois, l’événement a rapidement dégénéré et la préfecture de police a pris la décision de l’annuler.
Un policier traduit devant la justice pour des violences lors d’une manifestation
Un membre des forces de l’ordre est sur le point de faire face à un procès au sein de la juridiction criminelle départementale de Paris. Ce procès est initié suite à des accusations portées contre lui pour avoir gravement blessé un manifestant « gilet jaune » en 2019 dans la capitale, selon les informations recueillies par 42mag.fr auprès d’une source proche de l’enquête. Ce policier, renvoyé devant le tribunal, est soupçonné d’avoir causé la perte d’un œil à Manuel Coisne en lançant une grenade lacrymogène qui a atteint l’œil gauche de la victime. La décision de la juge d’instruction s’oppose au réquisitoire du parquet, lequel avait préconisé l’abandon des charges dans cette affaire. Le policier garde cependant la possibilité de faire appel de cette décision judiciaire.
Accusations graves contre un agent des forces de sécurité
L’agent concerné, identifié comme Fabrice T., sera jugé pour des « actes de violence intentionnelle ayant engendré une mutilation ou infirmité permanente par une personne agissant sous l’autorité publique », comme mentionné dans l’acte d’accusation que 42mag.fr a pu consulter. Selon la juge d’instruction, Fabrice T. aurait « délibérément procédé à un tir en infraction avec les normes en vigueur ». Ainsi, elle conclut qu’il existe « des éléments de preuve suffisants montrant que Fabrice T. a sciemment perpétré ces actes violents ayant causé des dommages durables et irréversibles à Manuel Coisne. »
Réactions et implications de l’affaire
Manuel Coisne prenait part à une marche autorisée des « gilets jaunes » le 16 novembre 2019 à la place d’Italie à Paris. Cette manifestation, initialement pacifique, a dégénéré menant finalement à son annulation par la préfecture de police. Me Arié Alimi, avocat de Manuel Coisne, s’est exprimé auprès de 42mag.fr, exprimant le soulagement de son client et de sa famille face à la poursuite judiciaire de cet agent qui a causé une telle blessure avec une grenade. L’avocat a ajouté que les « gilets jaunes ont subi de graves préjudices tant sur le plan physique que moral pour avoir simplement voulu exercer leur droit légitime à se rassembler et à manifester pacifiquement. »