Le lendemain du discours de politique générale présenté par François Bayrou, la présidente du groupe La France Insoumise à l’Assemblée nationale a lancé un appel sur les ondes de France Inter. Elle a invité les membres du Parti socialiste à « faire preuve de bon sens ».
Au lendemain du discours de politique générale présenté par François Bayrou à l’Assemblée nationale, une motion de censure a été déposée par La France insoumise, les communistes et les écologistes, mais sans le soutien des socialistes. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée, a pris la parole sur France Inter pour s’adresser aux députés socialistes susceptibles de ne pas soutenir la censure prévue pour jeudi. Elle affirme que « ceux qui s’opposent à nos engagements, ceux qui contribuent à la poursuite de la politique menée par Macron, se mettent eux-mêmes à l’écart du Nouveau Front populaire« .
À la suite de nombreux jours de discussions avec François Bayrou pour obtenir du Premier ministre une pause concernant la réforme des retraites, un accord a finalement mené à l’annonce prochaine de nouvelles négociations entre partenaires sociaux. Cependant, le Parti socialiste a choisi de ne pas se joindre à la motion de censure initiée par les autres membres du Nouveau Front populaire. « Je pense que les écologistes et les communistes comprennent bien que les propositions de François Bayrou ne sont qu’une mise en scène, et qu’il est crucial de mettre un terme à une politique macroniste qu’il est temps de laisser derrière« , insiste la députée du Val-de-Marne.
« Appel à la raison »
Évoquant les désaccords existant au sein du PS concernant la motion de censure contre le gouvernement, Mathilde Panot les exhorte à « faire appel à la raison« . Elle rappelle : « Je veux dire aux socialistes qu’en date du 8 juin 2023, nous avons prêté un serment commun avec les groupes écologistes, communistes et socialistes, qui disait que nous ferions tout pour abroger la réforme de la retraite à 64 ans et même pour défendre le droit à la retraite à 60 ans. Si nous avons été élus, c’est pour défendre le programme du Nouveau Front populaire et sortir de la politique menée par Emmanuel Macron. »
Pourtant, elle avertit qu’en cas de refus de soutien à la censure, des répercussions pourraient se produire : « Ceux qui s’opposent à nos principes, et qui favorisent la poursuite de la politique macroniste, s’auto-excluent du Nouveau Front populaire. J’espère donc que demain, nous assisterons à un vote unanime du Nouveau Front populaire pour renverser ce gouvernement. »