Le Premier ministre a souligné que, en cas de désaccord entre les partenaires, la réforme en vigueur resterait applicable.
Un sujet brûlant en attente de solutions
François Bayrou était particulièrement attendu concernant la délicate question de la réforme des retraites. Le mardi 14 janvier, le Premier ministre a annoncé son intention de relancer ce projet en réunissant les partenaires sociaux dès le vendredi suivant. L’objectif est d’aboutir à un « accord » dans les mois à venir pour rendre la réforme « plus équitable sur le plan social », tout en restant « équilibrée ». Il a insisté sur le fait qu’il n’avait « aucun préjugé », y compris sur l’âge de départ à la retraite, qui est amené à progressivement atteindre 64 ans depuis que la nouvelle législation est entrée en vigueur en septembre 2023.
Mesures pour une réforme transparente
Le Premier ministre a également décidé de mandater la Cour des comptes pour réaliser une mission de courte durée, de quelques semaines seulement, afin de dresser un « état des lieux » basé sur des « chiffres incontestables ». Il a souligné que « l’occasion » pour agir apparaîtra d’ici l’automne. Il a aussi mentionné que les « idées » suggérées par les partenaires sociaux « méritent toutes d’être envisagées », et a annoncé la mise en place d’une « commission permanente ».
Un appel à la collaboration
François Bayrou a précisé son souhait de rassembler les représentants de chaque organisation autour d’une même table pour travailler ensemble dans les mêmes locaux, et ce, pendant trois mois à partir du moment où le rapport de la Cour des comptes sera disponible. Il a exprimé son désir de voir cet « accord » aboutir. Toutefois, il a aussi averti que si aucun consensus n’était trouvé entre les partenaires sociaux, la version actuelle de la réforme continuerait de s’appliquer.