Le mardi 14 janvier, François Bayrou a présenté son discours de politique générale. Contrairement à ce que certains pouvaient anticiper, le Premier ministre n’a pas déclaré l’arrêt de la réforme des retraites. Au lieu de cela, il a proposé une période de dialogue de trois mois avec les organisations syndicales.
Mardi 14 janvier, des employés en formation dans le domaine des travaux publics ont interrompu leurs activités à 15 heures pour écouter le discours du Premier ministre. Ils attendaient des éclaircissements concernant la réforme des retraites. « Je décide donc de relancer le dossier avec les partenaires sociaux, » a annoncé François Bayrou. Ces travailleurs auraient souhaité que la population française soit directement impliquée dans cette prise de décision. Le responsable du centre de formation, quant à lui, se félicite de la volonté de revisiter la réforme.
Une annonce critiquée par la CGT
La reprise du projet se fera à travers une mission rapide de la Cour des comptes, suivie par une délégation de partenaires sociaux qui disposeront de trois mois pour redéfinir le texte, avec une seule condition : préserver l’équilibre financier. En l’absence d’une entente, l’actuelle réforme continuera de s’appliquer. Le représentant des PME est prêt à relever le défi, mais du côté de la CGT, ces discussions sont déjà perçues comme inéquitables. « Il est impossible que nous négociions sous pression. Il est inacceptable que le Medef tienne les rênes, » déplore Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. Les partenaires sociaux ont prévu de se réunir pour la première fois le vendredi 17 janvier.
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