Le 8 mars, Richard Ferrand assumera ses nouvelles responsabilités.
Richard Ferrand confirmé à la tête du Conseil constitutionnel
La nomination de Richard Ferrand en tant que président du Conseil constitutionnel a été officialisée suite à une publication dans le Journal officiel, le vendredi 21 février. L’ancien président de l’Assemblée nationale a vu sa candidature approuvée d’une courte majorité par les commissions des Lois de l’Assemblée nationale et du Sénat le mercredi précédent. Après cette validation, Richard Ferrand a exprimé à l’AFP qu’il comprenait pleinement la responsabilité inhérente à cette position, un rôle qu’il affirme vouloir remplir exclusivement au service de la République et de l’État de droit.
Un hommage et des ambitions pour l’avenir
Richard Ferrand a tenu à saluer le travail de Laurent Fabius, son prédécesseur, qui a réussi à rendre l’institution plus accessible au grand public. Dans la continuité de cette démarche, le nouveau président souhaite maintenir ces initiatives tout en respectant les valeurs fondamentales de l’institution. Parmi ces valeurs, l’indépendance et l’impartialité sont primordiales, a-t-il précisé dans une déclaration. Sa prise de fonctions est prévue pour le 8 mars, journée où deux nouveaux membres du Conseil, le sénateur LR Philippe Bas et l’ancienne juge et députée du Modem Laurence Vichnievsky, entreront également en fonction, leur nomination ayant aussi été confirmée au Journal officiel.
Controverses autour de la nomination
Dans le paysage politique, plusieurs voix se sont élevées contre cette nomination. Boris Vallaud et Patrick Kanner, qui dirigent les groupes socialistes à l’Assemblée et au Sénat, ainsi que Laurent Wauquiez, dirigeant des députés LR, ont exhorté soit Ferrand à se désister, soit Emmanuel Macron à ne pas valider cette décision finale, en raison des conditions entourant son élection. Pendant ses auditions parlementaires, Richard Ferrand a dû expliquer et défendre ses compétences, cerné par les questions de toutes parts. Sa nomination n’a échappé à l’opposition que grâce à l’abstention des membres du Rassemblement national, car la gauche et la majorité du groupe LR avaient exprimé leur désaccord.