Dans le but de réaliser des économies, le gouvernement envisage de cibler les avantages fiscaux dont seule une petite partie de la population profite. Certains dispositifs de réduction d’impôt pourraient ainsi être éliminés.
Mélanie Bottier a la possibilité de déduire le salaire versé à sa femme de ménage, qu’elle emploie pour quatre heures hebdomadaires, de ses revenus. « Je bénéficie d’un crédit d’impôt de 50%, ce qui représente 2 355 euros », précise-t-elle. Elle considère cette mesure fiscale comme essentielle : « Sinon, je n’effectuerais pas cette embauche, car le coût s’élèverait tout de même à 80 euros par semaine », ajoute-t-elle.
Petites niches fiscales totalisant 2 milliards d’euros
Cette aide semble être sauvegardée par le gouvernement, mais plusieurs autres subsistent : en tout, 474 niches fiscales représentent une somme de 85 milliards d’euros. Parmi les plus coûteuses, le crédit d’impôt pour la recherche représente 7,7 milliards d’euros, suivi des services à la personne avec 6,8 milliards, et enfin l’abattement sur les retraites qui totalise 4,9 milliards d’euros. L’administration actuelle, désireuse de réaliser des économies, envisage de reconsidérer ces crédits. D’après Benoît Lety, expert en finances chez Moneyvox, les petites niches à elles seules totalisent environ 2 milliards d’euros. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas souhaité révéler quelles niches fiscales pourraient être retirées.
Consultez le reportage complet dans la vidéo ci-dessus