Les procureurs français ont demandé une peine de sept ans de prison et une amende de 300 000 € pour l’ancien président français Nicolas Sarkozy pour avoir prétendument pris des millions d’euros du défunt leader libyen Moamer Kadhafi pour aider sa campagne électorale de 2007.
Nicolas Sarkozy est jugé depuis janvier pour « dissimuler le détournement de fonds publics, de corruption passive, de financement de campagne illégal et de complot criminel en vue de commettre un crime ».
Sarkozy, président de 2007 à 2012, nie les accusations.
Le dernier jour de la piste jeudi, le procureur financier Sebastien de la Touanne a appelé à une peine de sept ans décrivant les accusations contre Sarkozy et les 12 autres défendeurs comme une « corruption à forte intensité ».
« Une image très sombre d’une partie de notre république est apparue », a-t-il déclaré au tribunal.
Se référant à Moamer Kadhafi, de la Touanne a déclaré que Sarkozy avait conclu « un pacte de corruption faustienne avec l’un des dictateurs les plus peu recommandables des 30 dernières années ».
Les procureurs ont également demandé une interdiction de cinq ans sur la course à pied de Sarkozy pour un bureau et de l’exercice de certains privilèges.
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En dehors de la salle d’audience, les avocats de Sarkozy ont déclaré aux journalistes que les peines demandées étaient dures et infondées.
« Il est innocent », a déclaré l’avocat Christophe Ingrain.
Sarkozy a fortement nié toutes les allégations. Plus tard, il a posté sur les réseaux sociaux que la demande de l’accusation était « un outrage », qualifiant les allégations contre lui de « fausse » et de « violents ».
« Je continuerai donc à me battre étape par étape pour la vérité et pour ma foi dans la sagesse du tribunal », a-t-il déclaré.
Batailles juridiques en cours
Douze suspects sont jugés aux côtés de Nicolas Sarkozy. Les procureurs ont demandé entre un et six ans de prison et des amendes totalisant jusqu’à 150 000 euros pour son ancien bras droit Claude Gueant, l’ancien ministre des Interiors Brice Hortefeuux et l’ex-tête de la campagne de Sarkozy, Eric Woerth.
Le procès devrait se terminer le 10 avril.
L’ancien président de droite a été impliqué dans des batailles juridiques depuis son départ en 2012.
L’année dernière, le plus haut tribunal de la France a confirmé la condamnation de Sarkozy pour corruption et influencer la colportage, lui ordonnant de porter une étiquette électronique pendant un an – une première pour un ancien chef d’État français.
L’ancien président Sarkozy pour porter une étiquette électronique alors que le tribunal confirme la condamnation de corruption
L’année dernière, une cour d’appel a également confirmé une condamnation distincte pour un financement de campagne illégal au sujet de sa candidature ratée en 2012.
(avec des nouvelles)