Le lundi 21 avril, plusieurs agressions ciblant des agents de l’administration pénitentiaire ont été signalées. Dans le département de l’Isère, un quartier où logent des surveillants a essuyé des tirs d’armes à feu et des jets de cocktails Molotov.
Dans la nuit, l’accès d’une maison a été détruit par un cocktail Molotov. Des trous causés par des balles sont visibles sur la porte et les volets. Les auteurs de l’attaque ont diffusé la vidéo du mitraillage sur une plateforme sociale pour revendiquer leur acte. Sur la porte du garage, on peut lire leur message au matin du 21 avril : DDPF, signifiant défense des détenus français. Le nom d’une gardienne de prison figure aussi sur le mur. « Le projectile a traversé la salle de bain, endommagé les vitres, touché la porte principale, et ensuite la maison a été envahie de fumée avant de prendre feu« , décrit le fils des propriétaires.
Une agent pénitentiaire ciblée
Les agresseurs ont fait une erreur, manquant leur véritable cible, mais le logement de la gardienne, se trouvant dans le même lotissement, a aussi été attaqué avec un dispositif incendiaire. Cette montée de la violence inquiète, d’après un collègue de la surveillante. « Viser directement une personne et ses proches est inacceptable pour nous« , s’insurge Didier Lui Hin Tsan, représentant régional de FO Justice. Le parquet national antiterroriste, qui mène l’enquête, considère ces actes comme une tentative d’homicide. La nuit précédente, en l’espace de quelques heures, trois attaques distinctes ont ciblé des employés des prisons dans la région de Lyon.
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