Selon l’AMF, l’État ne redistribue qu’une infime partie des fonds aux municipalités, lesquelles sont responsables de l’entretien de 717 000 kilomètres de routes et de 120 000 ponts.
Les municipalités et leurs groupements intercommunaux rencontrent de plus en plus de difficultés financières pour entretenir les 717 000 kilomètres de routes dont elles ont la responsabilité. Cette tâche devient d’autant plus onéreuse en raison de l’augmentation des coûts, exacerbée par les effets du changement climatique, a averti l’Association des maires de France (AMF) le mardi 22 avril.
Actuellement, les municipalités sont en charge de 717 000 kilomètres, ce qui représente 65,5 % du total du réseau routier en France. En comparaison, l’État ne gère que 11 000 kilomètres d’autoroutes, qui sont financièrement avantageuses, représentant environ 1 % de l’ensemble, alors que l’État bénéficie de 45 milliards d’euros issus des recettes de la route, a déclaré Frédéric Cuillerier, co-président de la commission Transports de l’AMF, lors d’une conférence de presse. Il a souligné un « déséquilibre manifeste ». En outre, les communes s’occupent de plus de 120 000 ponts, dont près d’un tiers nécessitent des rénovations.
L’AMF préconise une redirection des recettes routières
D’après ce responsable, seulement 1 milliard d’euros est alloué par l’État chaque année aux collectivités locales pour la maintenance de leurs infrastructures routières, montant qu’il qualifie de simples « brisées ». Il a ajouté que « de nombreuses communes sont actuellement dans l’incapacité de maintenir en bon état toutes leurs voiries ».
Quelques jours avant un colloque consacré au financement des déplacements qui se tiendra le 5 mai à Marseille, cette influente organisation d’élus prône l’adoption d’une forme de financement innovante. L’AMF propose soit de réattribuer une fraction des recettes routières aux municipalités, soit d’allouer une partie des revenus tirés des amendes infligées par la police municipale à celles-ci.