Le président des États-Unis avait répondu à la sentence prononcée contre la dirigeante des députés du Rassemblement National, qu’il considère comme étant injustement ciblée par une « chasse aux sorcières ».
Alors que le Rassemblement national (RN) éprouve actuellement une certaine gêne, François Bayrou a déclaré que le soutien de Donald Trump à Marine Le Pen représentait une « ingérence ». Sur sa plateforme Truth Social, l’ancien président américain a critiqué ce qu’il considère être une « chasse aux sorcières » visant la responsable des députés RN. La sentence de cinq ans d’inéligibilité prononcée contre elle, pour détournement de fonds publics dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires, pourrait entraver son chemin vers l’Élysée. Le Premier ministre, dans une entrevue avec Le Parisien Dimanche mise en ligne le samedi 5 avril, a déclaré que « les grands débats politiques ne connaissent plus de frontières ».
Divergence des soutiens internationaux
Quand on lui demande son avis sur les soutiens de Donald Trump, du Kremlin, et de Viktor Orban à Marine Le Pen, François Bayrou insiste sur le fait qu’il ne « mélange pas ces trois situations ». Il ajoute toutefois qu’il perçoit sur plusieurs continents des efforts pour former une sorte d’internationale contre les valeurs démocratiques, visant à reléguer les droits de l’Homme, l’État de droit et la coopération démocratique entre les nations au passé.
Contestation des décisions judiciaires
Concernant le rassemblement du RN prévu dimanche pour contester la décision judiciaire, le chef du gouvernement juge que « cela n’est ni sain ni souhaitable ». Il explique que si les manifestations et contre-manifestations sont des phénomènes aussi anciens que la République elle-même, elles ne sont pas recommandables puisque nos institutions garantissent la séparation des pouvoirs et la protection de l’appareil judiciaire.