Les procureurs ont déclaré samedi que 21 suspects dans une série d’attaques coordonnées contre les prisons françaises avaient été inculpées, dont deux adolescents.
Les enquêteurs pensent que les attaques ont été menées par des trafiquants de drogue, avec au moins un suspect considéré comme ayant des liens avec un cartel notoire.
Les attaquants en avril ont frappé plusieurs prisons et autres installations de la France, incendiant des voitures, pulvérisant l’entrée d’une prison avec des coups de feu automatique et laissant des inscriptions mystérieuses.
Au total, 30 personnes, dont quatre mineurs, ont été arrêtées cette semaine lors de raids de police à travers la France. Sept d’entre eux ont été libérés sans inculpation.
Le procureur de Paris, Laure Beccuau, a déclaré aux journalistes samedi que 19 des suspects étaient détenus en garde à vue, tandis que les deux adolescents avaient été placés dans un centre de détention pour les mineurs.
Ils sont accusés d’avoir incité les opérations, d’agir comme go-betweens, de recruter des complices ou de mener les attaques, a-t-elle déclaré.
Prisons ciblé avec un incendie criminel, des coups de feu alors que la France réprimande la criminalité de la drogue
Les suspects, âgés de 15 à 37 ans et comprenant deux femmes, avaient ciblé le personnel pénitentiaire « avec des violences extrêmes, inhumes et préméditées » dans leur vie professionnelle et privée, a-t-elle déclaré.
Certains suspects appartenaient à des groupes de crimes organisés, tandis que d’autres étaient « complètement inconnus » de la police, a déclaré Beccuau.
Les agressions ont embarrassé le gouvernement de droite dont les ministres de la justice de la justice, Gerald Darmanin, et l’Intérieur, Bruno Retailleau, ont juré d’intensifier la lutte contre les stupéfiants et le crime lié à la drogue.
Le président Emmanuel Macron a promis que les assaillants seraient « trouvés, jugés et punis ».
« Droits pour les prisonniers français »
Les procureurs antiterroristes français ont été initialement chargés de l’affaire en raison de la nature coordonnée des attaques, mais le bureau de la lutte contre le crime organisé, connu par son acronyme Junalco, a depuis pris le relais.
Plus de 300 enquêteurs ont été impliqués dans l’affaire.
Plusieurs des arrestations ont eu lieu à l’intérieur des prisons, avec des dirigeants présumés des attaques qui les ont dirigés de l’intérieur.
Les attaquants ont quitté l’inscription «DDPF», se disputant des «droits des prisonniers français», dans presque toutes les scènes de crime.
Le modus operandi des agressions portait les caractéristiques du crime organisé, avec des auteurs recrutés en ligne et promis de « rémunération significative » en échange de l’effort d’attaques, selon les enquêteurs.
Mardi, les législateurs ont approuvé un nouveau projet de loi majeur pour lutter contre la criminalité liée à la drogue, certains des trafiquants de drogue les plus dangereux de la France étant confrontés à des unités de haute sécurité en prison dans les mois à venir.
(Avec des nouvelles)