Le député de Marseille a été impliqué dans deux perquisitions distinctes en lien avec une enquête concernant le vol et la dissimulation de documents volés. Ce vendredi, il prévoit de se présenter au commissariat.
« Maintenant, vous allez être perquisitionné car il se peut que vous déteniez des informations confidentielles, ce qui serait désastreux », affirme le député de La France Insoumise Sébastien Delogu sur « ici Provence » (anciennement France Bleu) le vendredi 16 mai, au lendemain des fouilles effectuées à son domicile et à son bureau parlementaire à Marseille. Le parlementaire marseillais a été soumis, jeudi 15 mai, à une double perquisition dans le cadre d’une enquête portant sur le vol et la recel de documents, en lien avec l’entreprise de nettoyage de la gare Saint-Charles.
Le député est prié de se présenter, vendredi, au poste de police pour un entretien. « Je vais répondre à l’appel, je n’ai rien à me reprocher », déclare-t-il, en ajoutant que cette perquisition l’a profondément « ému ». « C’est la première fois de ma vie qu’à 6 heures du matin, les forces de l’ordre viennent me réveiller. Je les ai observées et je leur ai dit ‘faites ce que vous voulez, fouillez ce que bon vous semble, je ne comprends pas la raison de votre présence’ », raconte-t-il.
« Responsabilité en tant que parlementaire »
Sébastien Delogu explique être informé après coup du motif des fouilles : « On m’indique calmement que j’aurais soi-disant diffusé des documents privés et l’on me questionne sur la façon dont je les aurais obtenus, documents qui m’ont conduit à déposer un article 40 auprès du procureur de la République. » Sébastien Delogu souligne avoir accompli son « devoir de parlementaire, c’est-à-dire qu’en présence d’un acte illégal ou d’une infraction à la loi, il est de ma responsabilité d’alerter le procureur de la République et de fournir les documents en ma possession ».
Il reste cependant discret sur la manière dont il a acquis ces documents. « Je laisse les forces de l’ordre mener leur enquête. Ce n’est pas mon rôle aujourd’hui de le faire, mais si on m’avait simplement téléphoné pour me dire : ‘Venez au commissariat nous expliquer comment vous avez obtenu ces pièces’, je m’y serais rendu et je l’aurais expliqué », précise-t-il.