La France ouvre ses armes à des scientifiques étrangers, en particulier des États-Unis, alors que l’administration Trump recule de la recherche climatique. Les médecins généralistes français et les médecins stagiaires sont en armes sur des propositions pour lutter contre les «déserts médicaux», ce qui, selon eux, aggraverait le problème. Et alors que l’Europe marque le 80e anniversaire de la Journée de l’Europe, l’Algérie commémore le massacre des civils du 8 mai 1945 par les forces coloniales françaises.
Depuis que le président américain Donald Trump a commencé à financer et à démanteler les institutions scientifiques américaines, la France a fait un effort pour amener les scientifiques à bouger. En mars, le ministre français chargé de la recherche a demandé aux universités de financer des programmes pour attirer des scientifiques américains. En 2017, après que Trump a d’abord retiré les États-Unis des accords du climat de Paris, Macron a lancé une campagne de recrutement destinée aux climatologues travaillant aux États-Unis. Deux de ces bénéficiaires, Ben Sanderson et Philip Shulz, parlent de l’expérience de quitter les États-Unis pour la France et de l’environnement actuel pour les climatologues aujourd’hui. (Écoutez @ 1’10)
Avec 87% de la France considérée comme un «désert médical», les législateurs et le gouvernement cherchent à lutter contre les pénuries de médecins. Mais les propositions – réglementer lorsque les spécialistes peuvent ouvrir leurs pratiques privées et obliger les professionnels de la santé à travailler deux jours par mois dans des zones à pénuries chroniques – ont rencontré une forte opposition de la part du GPS, des médecins stagiaires et des étudiants. Yassine Bahr, vice-présidente du French Junior Doctors Union (ISNI), et Anna Boctor, présidente de la France Jeunes Medecins (Young Doctors) Union, expliquez pourquoi les propositions ne résoudront pas le problème et le sentiment d’injustice d’être tenu responsable d’une situation qui n’est pas de leur fabrication. (Écoutez @ 20’20)
Le 8 mai 1945, lors d’une célébration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe dans la ville algérienne de Setif, les autorités coloniales françaises ont tiré sur les Algériens en tenant des panneaux d’indépendance pro. Les émeutes qui ont suivi se sont ensuite propagées aux villes voisines où les autorités ont déclenché une campagne de représailles pour écraser les troubles – tuant sans discrimination des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants algériens. La France n’a pas encore officiellement reconnu son rôle dans les massacres. (Écoutez @ 15’00)
Épisode mélangé par Cécile Pompeani
Spotlight on France est un podcast de Radio France International. Trouvez-nous sur rfiennglish.com, les podcasts Apple (lien ici), Spotify (lien ici) ou votre application de podcast préférée (pod.link/1573769878).