Le député affirme dans les médias qu’il retrouvera son siège au Palais Bourbon dès mardi, après avoir passé une période de six mois en cure pour surmonter sa dépendance aux drogues.
Le député de La France Insoumise (LFI), Andy Kerbrat, qui avait été surpris en train d’acheter des stupéfiants en octobre dernier et qui avait été suspendu temporairement de ses fonctions à l’Assemblée nationale, va reprendre son activité mardi après une période de six mois dédiée à son traitement, comme il l’a annoncé lundi 23 juin lors d’une interview accordée à Presse Océan. « Je reviens à mes responsabilités après une longue pause de six mois indispensable pour mon rétablissement : hospitalisation, accompagnement médico-social… », a-t-il expliqué au journal. Il a précisé avoir passé deux mois en milieu hospitalier. « Mardi, je serai de nouveau présent à l’Assemblée nationale », a-t-il ajouté.
Le parlementaire a confié : « J’ai commencé à consommer à partir de novembre 2022, peu après le décès de ma mère, juste après mon arrivée au Parlement. Je n’ai pas su faire face à cet événement ni au retour du traumatisme lié au viol que j’ai subi dans mon enfance ». Selon lui, « il existe un tabou autour de la dépendance. La France fait face à un enjeu majeur de santé publique, mais les responsables politiques préfèrent souvent éviter le débat ». Par ailleurs, La France Insoumise défend la légalisation encadrée par l’État de certaines substances.
En mai, Andy Kerbrat avait été suspendu temporairement de l’Assemblée, une des punitions les plus lourdes prévues par le règlement, en même temps que Christine Engrand, ancienne députée du Rassemblement National. Tous deux avaient été mis à l’écart pendant quinze jours, avec interdiction de participer aux délibérations, et se voyaient aussi retirer pendant deux mois la moitié de leur indemnité parlementaire.