Sur France Inter, l’ancien président de la République, qui est désormais député socialiste de la Corrèze, a exprimé son appui envers Jérôme Guedj. Ce dernier a dénoncé Jean-Luc Mélenchon en le qualifiant de « salopard antisémite » à l’occasion d’un discours prononcé au congrès du Parti socialiste.
Mardi 17 juin, François Hollande a exprimé sur France Inter son appui envers Jérôme Guedj, suite aux propos de ce dernier qualifiant Jean-Luc Mélenchon de « salopard antisémite », tout en regrettant par la suite l’emploi du mot « salopard ». L’ancien président a expliqué : « Depuis plusieurs mois, Jérôme Guedj subit insultes et agressions de la part des proches de Jean-Luc Mélenchon, il est accusé à tort sur de nombreux points. À un moment donné, on attendrait que ce député, qui a connu une relation personnelle avec Mélenchon, reste passif face à toutes ces attaques et ces désignations. C’est pourquoi je soutiens, non pas les mots employés, mais Jérôme Guedj. »
Il a ajouté : « En ce qui concerne l’antisémitisme, La France insoumise est tout sauf une force pouvant s’opposer à ce fléau. »
Une opposition marquée et des désaccords profonds
L’ancien président, désormais député socialiste de Corrèze, a également déclaré qu’“un accord électoral ne saurait être envisagé” avec La France insoumise. Il a argumenté : « Sur de nombreux dossiers internationaux, sur des questions liées au fonctionnement de la vie politique et à sa conduite, ainsi que sur les problématiques économiques et sociales, les divergences entre La France insoumise et la gauche non affiliée à ce mouvement sont si importantes qu’un partenariat électoral est aujourd’hui impossible. »
Il a répété cette analyse en soulignant : « Sur une multitude de questions internationales, politiques dans leur style, mais aussi économiques et sociales, les positions de LFI et celles de la gauche non LFI sont tellement contradictoires qu’un accord électoral ne peut être envisagé pour le moment. »
François Hollande a conclu en justifiant sa prise de position concernant l’éventuelle dissolution : « C’est pourquoi je milite pour que le gouvernement n’engage pas une dissolution de l’Assemblée et que la prochaine élection présidentielle ait bien lieu en 2027, car contrairement aux élections législatives, un scrutin présidentiel ne nécessite pas la conclusion d’un accord électoral. »