Dans cette recherche, le parti situé à l’extrême droite recueille 32,5 % des intentions de vote au premier tour, tandis que le Nouveau Front populaire atteint 21 %. Les partisans du mouvement macroniste représentent quant à eux 15,5 % des sondés, et Les Républicains totalisent 10 % des intentions de vote.
Le Rassemblement national pourrait obtenir environ 33 % des voix au premier tour des prochaines élections législatives si l’Assemblée nationale était dissoute une nouvelle fois, selon un sondage réalisé par Elabe pour La Tribune dimanche et BFMTV, publié samedi 7 juin.
Dans ce sondage, le parti mené par Jordan Bardella et Marine Le Pen recueille 32,5 % des intentions de vote au premier tour, devançant le Nouveau Front populaire (21 %), les candidats macronistes représentant Renaissance, MoDem et Horizons (15,5 %), ainsi que Les Républicains, crédités de 10 %. Par ailleurs, 6,5 % des sondés déclarent qu’ils voteraient pour un candidat classé divers gauche, en dehors du NFP.
Si la gauche ne parvenait pas à se rassembler sous l’une des bannières du NFP, le Rassemblement national augmenterait légèrement à 33 % d’intentions de vote au premier tour, devant l’alliance regroupant PS, PCF et EELV avec 16 %, tandis que les macronistes seraient à 15,5 %, LR à 10,5 % et La France insoumise obtientrait 10 %. Lors du premier tour des élections législatives anticipées du 30 juin 2024, les candidats du RN avaient déjà dominé avec 33,22 % des voix, suivis par l’union de la gauche NFP réunissant 28,06 %, les macronistes avec 20,76 % et LR à 10,68 %.
Une majorité de Français désapprouve la dissolution
Un an après la décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale, 71 % des Français jugent qu’il s’agissait d’une erreur, selon cette étude d’Elabe. Une large part, 63 % des personnes interrogées, estime que l’absence d’une majorité claire à l’Assemblée est « une mauvaise chose pour le pays » car « cette situation engendre des blocages et ralentit la prise de décisions ». De plus, le Rassemblement national est considéré comme « le principal bénéficiaire de cette période politique » par 42 % des sondés.
Le sondage a été effectué en ligne entre le 3 et le 5 juin auprès d’un échantillon de 1 610 personnes pour les questions d’opinion et 1 000 personnes pour les intentions de vote, représentatives des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. La marge d’erreur se situe entre 1,9 et 2,7 points.