En revanche, le député de Corrèze avertit que si les syndicats réformistes estiment avoir été lésés, cela risque de poser de sérieux problèmes au gouvernement lors des débats à l’Assemblée nationale.
« J’appuierai toute entente validée par les partenaires sociaux » au sujet des retraites, a affirmé mardi 17 juin François Hollande lors de son intervention sur France Inter. Le « rassemblement » des partenaires sociaux autour de la réforme des retraites doit s’achever ce même jour par une ultime réunion. Le Premier ministre François Bayrou a indiqué lundi être disposé à accorder « un délai supplémentaire de quelques jours » aux cinq acteurs toujours engagés dans les négociations, à savoir la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC du côté syndical, ainsi que le Medef et la CPME du côté patronal.
Questionné sur la possibilité d’un compromis qui prendrait en compte la pénibilité sans modifier l’âge légal de départ à 64 ans, François Hollande, député socialiste de Corrèze, insiste sur son attachement « à la démocratie sociale, au dialogue entre partenaires sociaux ».
En revanche, « si aucun accord n’est trouvé, si les syndicats réformistes estiment avoir été lésés, alors je crois que le gouvernement rencontrera de sérieuses complications à l’Assemblée nationale », affirme-t-il, rappelant que ce « rassemblement » et l’amélioration du projet de réforme des retraites faisaient partie des « principaux arguments avancés pour empêcher une censure ».