Cette clarification a été apportée seulement quelques heures après que le Premier ministre François Bayrou ait exposé, lors d’une conférence de presse mardi, les principales lignes directrices du budget pour l’année 2026.
L’abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels, dont bénéficient actuellement les retraités lors du calcul de leur impôt sur le revenu, sera supprimé en 2026 au profit d’un montant fixe de 2 000 euros par an, a annoncé mardi 15 juillet Eric Lombard, ministre de l’Économie, lors du journal télévisé de 20 heures sur France 2. Cette annonce fait suite, quelques heures plus tôt, à la présentation des grandes lignes du Budget 2026 par le Premier ministre François Bayrou lors d’une conférence de presse. Ces mesures devront encore être présentées et validées par le Parlement à l’automne.
« Pour les retraités qui se situent dans les tranches les plus basses de l’imposition (…), leur charge fiscale va diminuer. En revanche, la fiscalité sera légèrement renforcée pour ceux percevant plus de 20 000 euros annuels, ce qui répond à un objectif d’équité sociale », a précisé Eric Lombard, sans pouvoir pour l’instant chiffrer précisément le nombre de retraités impactés par ce changement.
Pas de relance de l’ISF
Dans le cadre des mesures annoncées par François Bayrou pour réaliser 43 milliards d’euros d’économies, figure aussi la mise en place d’une « contribution solidaire » destinée aux Français « les plus aisés ». Cependant, « il n’est pas question de rétablir l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) », a tenu à rappeler Eric Lombard sur France 2. Rappelons que l’ISF avait été remplacé en 2018 par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui ne concerne plus que les actifs immobiliers nets d’une valeur supérieure à 1,3 million d’euros.
La contribution différentielle sur les revenus élevés, instaurée en 2025, sera maintenue l’année prochaine afin de garantir que « les ménages disposant de revenus conséquents s’acquittent d’au moins 20 % d’impôt », a précisé le ministre. Par ailleurs, une phase de consultation sera prochainement lancée pour « limiter la sur-optimisation fiscale pratiquée par certaines personnes possédant un patrimoine élevé mais non productif », a-t-il expliqué. « Notre objectif est de toucher essentiellement à l’épargne excédentaire accumulée par ces individus, et non pas aux investissements réalisés dans les entreprises. »