Le dimanche 6 juillet, Philippe Brun, qui représente l’Eure en tant que député socialiste, a participé en tant qu’invité principal à l’émission politique intitulée « La politique s’éclaire ».
« Des comptes publics mal tenus reflètent une nation qui se laisse aller », cette citation de Pierre Mendès-France, reprise en octobre dernier par Philippe Brun, député socialiste de l’Eure, a été évoquée lors de l’ouverture des débats budgétaires à l’Assemblée nationale. À l’approche de la présentation par François Bayrou des orientations pour le budget 2026, quelles sont les limites que le Parti socialiste refuse de franchir ? « Nous tiendrons un séminaire jeudi prochain pour prendre connaissance du document, et nous répondrons concrètement dès le 15 juillet avec nos propositions, qui diffèrent sensiblement de celles que le gouvernement prépare actuellement », a précisé Philippe Brun, invité de l’émission « La politique s’éclaire » sur 42mag.fr.
D’après lui, aucune mesure ne sera acceptée qui pénaliserait « les travailleurs assidus », « les classes populaires » ni « les classes moyennes ». « Toute hausse de la TVA, toute modification à la baisse des pensions modestes, celles de personnes ayant travaillé toute leur vie, ce sera sans notre accord », affirme-t-il, rejetant également toute décision impliquant un « recul dans l’accès aux soins ».
« Le lancement des négociations est imminent »
Pour combler le trou de 40 milliards d’euros de la dette publique, la question se pose : peut-on se contenter d’augmenter les impôts ? « Le programme de stabilité et la loi de programmation budgétaire envisagent plutôt un effort d’environ 23 milliards, pas 40. Si l’on réduit le déficit trop rapidement, cela engendrera de l’austérité et mettra en péril des emplois », avertit Philippe Brun.
Concernant une future rencontre avec François Bayrou, le député socialiste souligne qu’il sera accueilli dans de bonnes conditions, tout comme ses collègues Boris Vallaud, Patrick Kanner et Olivier Faure. « Les négociations vont commencer et elles ont une importance capitale, car l’intérêt du pays est d’adopter un budget », insiste-t-il.
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