L’ancien chef du gouvernement aspire à prendre la place du parlementaire affilié à la majorité présidentielle, Jean Laussucq, dont l’inéligibilité a été prononcée par le Conseil constitutionnel.
Un visage familier fait son retour sur la scène politique française. Michel Barnier, ancien Premier ministre et membre des Républicains (LR), qui nourrit des aspirations présidentielles, a officialisé mardi 15 juillet sa décision de se porter candidat à l’élection législative partielle dans la deuxième circonscription de Paris. Cette élection fait suite à la déclaration d’inéligibilité du député sortant, Jean Laussucq, affilié à la majorité macroniste, par le Conseil constitutionnel.
Décrivant « ce moment extrêmement sérieux que traverse notre pays », l’ex-représentant de la Savoie a indiqué via le réseau social X que sa candidature « s’inscrit dans une volonté de rassemblement entre la droite et le centre ».
Michel Barnier aspire à « porter une voix claire et fiable pour ces trois arrondissements, en continuité avec mon engagement au service de la nation ». Le président du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, a salué cette initiative, la qualifiant de « triple opportunité : pour Paris, pour LR, et pour la France. Il bénéficie de tout mon appui ».
La mise en lice de Michel Barnier pourrait offrir à Les Républicains, qui collabore actuellement avec le gouvernement de François Bayrou, une occasion de conquérir un siège supplémentaire au détriment de la majorité présidentielle dirigée par Gabriel Attal, après la victoire récente d’Elisabeth de Maistre à Boulogne-Billancourt lors de l’élection partielle d’hiver dernier, remportée face aux macronistes.