La députée a également réaffirmé, vendredi sur 42mag.fr, qu’elle se présentera à l’élection présidentielle de 2027 si la gauche organise une primaire.
Après le vote de confiance, « le 8 septembre, ce sera terminé pour François Bayrou donc la question, maintenant, c’est comment on écrit une nouvelle page » , affirme vendredi 29 août sur 42mag.fr Clémentine Autain, députée de gauche originellement de Seine-Saint-Denis. Cette élue, qui a quitté le groupe des insoumis, rappelle, « sans surprise », qu’elle votera contre l’octroi de la confiance au gouvernement et appelle à « revenir au peuple », tant par le biais d’ « un référendum sur de nouvelles recettes fondées sur la justice fiscale » pour sortir du « chaos budgétaire » que par la mobilisation du 10 septembre, afin de « contraindre » Emmanuel Macron à démissionner.
« Le plus vite s’arrêtera le règne brutal, injuste, dangereux d’Emmanuel Macron plus vite, je serai heureuse, et j’aimerais qu’à gauche, on se mette en situation de demander la fin de ce règne et de pouvoir prendre la place », poursuit Clémentine Autain. Alors que la gauche entame sa rentrée politique de manière éclatée, la militante invite à l’unité.
« Il faut être responsable »
Questionnée sur une éventuelle entente avec Jean-Luc Mélenchon, l’ex-insoumise appelle à « jeter les rancœurs à la rivière ». « Quand vous avez le trumpisme qui s’étale au grand jour à travers le monde, quand vous avez un pouvoir qui écrase le peuple, il faut être responsable, c’est ce que nous devons aux Français », répond-elle.
« J’appelle tous les responsables politiques de gauche et écologistes à se mettre autour d’une table et à arrêter de mettre chaque jour une pièce dans la machine à divisions et à se préparer à gouverner et à présider », lance Clémentine Autain. Elle affirme vouloir faire de l’union pour la présidentielle de 2027 « un combat ». Interrogée sur sa volonté d’incarner l’image de la gauche, la députée confirme qu’elle se présentera si une primaire est organisée. Toutefois, pour elle, l’essentiel reste « d’en finir avec la macronie », et « d’empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir ».