Le groupe Stellantis, qui réunit Citroën, Opel et Peugeot, affiche une diminution de 7 %, tandis que Renault, regroupant Dacia, Renault et Alpine, termine l’année avec une hausse de 1,2 %, selon les chiffres annuels de la Plateforme filière automobile (PFA) publiés jeudi.
Les immatriculations de voitures particulières neuves ont reculé de 5,02 % en 2025, d’après les chiffres annuels fournis par la Plateforme filière automobile (PFA) et publiés jeudi 1er janvier. Sur l’ensemble de l’année, 1 632 154 voitures particulières neuves ont trouvé preneur en France, contre 1 718 416 en 2024. En y ajoutant les véhicules utilitaires légers, le marché automobile français totalise 1 992 659 immatriculations en 2025.
En rythme sur l’année, on observe environ 580 000 unités de moins vendues par rapport à 2019, avant la pandémie de Covid-19 et la période de forte inflation qui a suivi. Cela représente une chute de plus d’un quart sur six ans, et la PFA décrit cette situation comme une « vraie crise de volume qui pèse sur l’industrie française et européenne ».
Tesla recule de près de 40 %
Sur le plan des performances des groupes, Stellantis — qui regroupe Citroën, Opel, Peugeot et d’autres marques — accuse une diminution de 7 % sur l’année écoulée, malgré une performance intéressante d’Alfa Romeo. Au total, Stellantis a enregistré 420 867 véhicules particuliers neufs vendus en 2025.
Du côté de Renault (Dacia, Renault, Alpine), le groupe tricolore boucle l’année en hausse de 1,2 % avec 430 217 immatriculations de véhicules neufs, soutenu notamment par la dynamique d’Alpine. Dans l’ensemble, Stellantis et Renault se partagent environ la moitié du marché français, avec des parts de 25,7 % et 26,3 % respectivement.
Le constructeur allemand Volkswagen suit, détenant un peu moins de 16 % des parts de marché et reculant de 2,1 %, malgré les performances solides de Cupra et Skoda au sein du portefeuille du groupe. Les immatriculations des véhicules Tesla produits par la société d’Elon Musk ont fortement chuté en 2025, diminuant d’environ 37,5 %. Enfin, Toyota (Lexus et Toyota) accuse une baisse marquée de 13 %, avec 116 221 immatriculations en 2025. Quant à BYD, géant chinois de l’électrique, sa présence reste modeste sur le marché français, son modèle le plus vendu n’atteignant même pas le top 60.
Au mois de décembre 2025, 172 927 voitures particulières neuves ont été mises en circulation, contre 132 927 en novembre 2025.
Le prix, toujours principal frein
Pour expliquer cette morosité persistante, l’un des critères déterminants demeure le coût d’achat, souvent jugé trop élevé. Aujourd’hui, la moyenne s’établit à environ 25 600 euros pour un modèle à essence et près de 43 000 euros pour un véhicule 100 % électrique, même si ces chiffres ont connu une légère baisse l’année dernière. Tous les constructeurs reconnaissent ce problème et tentent de réduire leurs coûts de production tout en proposant des modèles plus accessibles… et notamment des versions électriques.
Cela s’est concrétisé récemment par l’émergence de modèles proposés autour de 20 000 euros après déduction du bonus écologique : Citroën e-C3, Renault 5 et bientôt la Twingo, sans oublier la Leapmotor T03, une marque chinoise distribuée par Stellantis en Europe. Le dispositif de leasing social mis en place par le gouvernement, avec une aide pouvant atteindre jusqu’à 7 700 euros pour les ménages les plus modestes dans certains cas, a aussi contribué à dynamiser quelque peu le marché de l’électrique en fin d’année.
La France se situe d’ailleurs parmi les pays européens où les ventes de voitures électriques se situent dans le haut du tableau. Avec 327 000 ventes annuelles de voitures électriques neuves — soit 20 % du total des ventes — le marché représente aujourd’hui quatre fois plus de véhicules vendus que les diesels, mais demeure bien loin des modèles hybrides, qui restent les plus prisés du marché.
Comme symbole de l’année 2025, pour la première fois, un modèle électrique figure même dans le top 10 des ventes. La Renault 5 se place à la 7e position de ce classement. Cependant, elle demeure loin derrière la Renault Clio, qui demeure la voiture préférée des Français, suivie par la Peugeot 208 et la Dacia Sandero.






