À compter de jeudi, les centres de contrôle technique seront chargés d’identifier les véhicules munis d’un airbag Takata jugé non conforme et qui n’ont pas reçu de réparation. Selon le ministère, ils seraient encore plus d’un million à circuler sur les routes.
Selon les chiffres les plus récents du ministère des Transports, environ 1,3 million de véhicules circuleraient encore sur les routes avec un airbag Takata potentiellement défectueux. À partir du jeudi 1er janvier, les centres de contrôle technique seront chargés d’identifier les voitures concernées par ce problème.
Ces véhicules font l’objet d’une campagne de rappel nommée « stop drive » en France, ce qui implique une immobilisation immédiate. La liste des modèles concernés par ce rappel « stop drive » demeure consultable sur le site du gouvernement.
Le système logiciel déclenche automatiquement la contre-visite du véhicule
Dans le centre Dékra de Versailles, dans les Yvelines, une équipe de quatre techniciens prend en charge l’examen d’environ quarante voitures par jour. L’ambiance reste calme: une base de données permettait déjà d’identifier les modèles visés par le rappel depuis février et d’en indiquer la mention dans le commentaire du procès-verbal du contrôle.
Orlando Da Costa, le responsable du centre, assure que « au moment du contrôle, cela ne modifie en rien nos pratiques : on vérifie exactement les mêmes éléments. La seule différence, c’est que ce n’est plus un simple commentaire; lorsque l’on imprime le procès-verbal pour le client, le logiciel va automatiquement placer le véhicule en contre-visite ».
Opération gratuite
Cette contre-visite s’accompagne inévitablement du remplacement immédiat de l’airbag chez un concessionnaire du constructeur concerné. L’intervention, gratuite, dure moins d’une heure, ce qui explique que la majorité des propriétaires l’aient déjà réalisée, observe Orlando Da Costa, et cela explique aussi la diminution du nombre de commentaires dans les rapports.
« On en a quasiment pas eu les deux derniers mois, alors qu’on traite énormément de Citroën, Peugeot ou BMW. Le phénomène s’est corrigé progressivement ».
Le gérant d’un centre de contrôle technique à Versailles (Yvelines)à 42mag.fr
Dans le cas contraire, son argumentaire est déjà bien rodé : « Si ça pète, on n’est plus là, hein. On ne peut pas se permettre d’attendre et de rouler avec un airbag qui est potentiellement dangereux pour notre vie. On ne peut pas plaisanter avec ça, il faut le faire. » Reste à savoir combien de temps il faudra pour repérer toutes les voitures encore équipées d’un airbag Takata défectueux.






