Pour l’année 2025, environ quarante-quatre mille automobiles ont été dérobées en France, ce qui représente une diminution d’environ 6 % par rapport à 2024. Cependant, les actes de vol gagnent en complexité et en organisation, montrant une sophistication croissante. Les SUV demeurent les cibles les plus privilégiées par les auteurs de ces vols.
En France, environ 44 000 véhicules ont été dérobés en 2025, contre 47 000 en 2024. L’amélioration continue des dispositifs de sécurité pousse les malfaiteurs à adopter des méthodes de plus en plus élaborées. Les SUV et les modèles les plus répandus sont particulièrement prisés.
Nous assistons à l’émergence de bandes criminelles très structurées, souvent pilotées par des ingénieurs provenant des domaines du transport et du commerce, et impliquées dans la filière des faux documents.
Des individus de plus en plus aguerris aux technologies les plus récentes, sans oublier le matériel accessible sur Internet et qui ne cesse de se perfectionner, leur permettent, par exemple, de déverrouiller un véhicule ou de brouiller les dispositifs de géolocalisation. Le coût de ces équipements reste relativement modeste, quelques milliers d’euros, et les tarifs ont nettement diminué ces dernières années. Il n’est désormais plus question de cambrer une vitre : dans 70% des cas, aucune effraction n’est perceptible.
En 2025, un peu plus de 44 000 voitures ont été volées en France, contre 47 000 en 2024, soit une baisse de 6% sur un an, selon les chiffres publiés, mercredi 18 février, par France Assureurs et Argos, l’organisme des assureurs français spécialisé dans la recherche des véhicules dérobés.
Les SUV, cibles privilégiées
Certains modèles séduisent davantage les voleurs. Il s’agit généralement des véhicules les plus vendus ou des plus vulnérables à l’emprise, dont il est facile de s’emparer. Les SUV font l’objet des convoitises les plus fortes, comme le Toyota RAV4, le Toyota C-HR, le Hyundai Tucson, ainsi que les Renault Mégane et Talisman, sans oublier les Peugeot 508 et Peugeot 5008. Les voitures électriques, moins demandées et en général mieux protégées, subissent toutefois moins d’attaques et ne représentent qu’une part mineure des vols.
Les filières de revente sont clairement identifiables. Les vols s’effectuent fréquemment sur demande, les véhicules étant ensuite exportés principalement vers l’Europe de l’Est et l’Afrique. Il s’agit d’un véritable marché parallèle: les acheteurs émettent leurs requêtes sur des plateformes de réseaux criminels organisés et codés.
Si les auteurs de ces vols développent des compétences techniques de plus en plus pointues, les forces de l’ordre gagnent elles aussi en efficacité. Aujourd’hui, environ 40 % des voitures volées sont rapidement retrouvées.







