Le candidat d’Horizons et Renaissance participait à un meeting mardi. Il a pu se prévaloir de la présence, à ses côtés, de deux anciens Premiers ministres dont les ambitions sont bien connues, Édouard Philippe et Gabriel Attal.
À Paris, Pierre-Yves Bournazel, candidat d’Horizons et de Renaissance à la mairie, s’est présenté mardi 10 février comme l’option du « vote utile » face à Emmanuel Grégoire et à Rachida Dati, lors de son premier grand meeting de campagne au Cirque d’Hiver. Arborant un sourire radieux sur une scène en pleine montée, l’homme politique a pris la parole avec vigueur, sans faire flancher sa voix comme cela avait été le cas lors du lancement de sa candidature en juin.
Pour l’occasion, le candidat était entouré, le temps d’une soirée, par Édouard Philippe et Gabriel Attal. « Il suffit de nous voir, Édouard et moi, à tes côtés, ce soir ! Parce que tu rassembles ! » lança Gabriel Attal à Pierre-Yves Bournazel, présenté comme le troisième pilier de la campagne municipale parisienne. Une impression d’unité sacrée, donc, même si chacun évolue un peu dans son propre camp.
Quand Gabriel Attal a salué le bilan de l’ancien maire socialiste Bertrand Delanoë, Édouard Philippe a laissé entrevoir une inclinaison à droite : « Moi, mon modèle à Paris, je dois le dire, c’est plutôt Chirac ! », a-t-il glissé, provoquant les applaudissements de la salle.
Un leitmotif : ni Grégoire, ni Dati
Entre la gauche et la droite, le candidat Horizons, soutenu par le mouvement Renaissance, refuse de trancher entre les deux favoris. Son cri de ralliement demeure « ni Grégoire, ni Dati » : « Les journalistes me posent souvent la question suivante : pourquoi aller voter au second tour ? Je réponds que je voterai Pierre-Yves Bournazel ! Parce que celui qui peut porter le changement, c’est le vote utile du premier tour, et au second tour, on poursuit le rassemblement ».
Une stratégie validée par ses partisans : « Si on vote pour lui, c’est qu’on ne veut ni l’un, ni l’autre », affirme une femme. « C’est une alternative à Emmanuel Grégoire, qui est lui-même prisonnier de son accord avec les différents partis de la gauche, et à Rachida Dati qui a eu du mal à réfuter clairement la proposition d’alliance de Sarah Knafo », avance un homme du public.
Reste que cette fois Pierre-Yves Bournazel a largement épargné Rachida Dati par rapport à Emmanuel Grégoire. Les deux candidats demeurent nettement devant lui dans les sondages.







