La toute première tentative de motion de censure déposée par les groupes La France insoumise, écologistes et communistes a été rejetée de peu, avec une marge de 29 voix. La seconde initiative, portée par le Rassemblement national, n’a récolté que 135 suffrages favorables sur le total requis de 289 pour renverser le gouvernement, ce qui a en même temps entériné l’adoption du projet de loi de finances.
« Le PLF pour 2026 est désormais considéré comme adopté. » La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a clos la phase de débats qui aura duré près de quatre mois et confirmé l’adoption du budget de l’État après l’échec de deux dernières motions de censure. La première, portée par La France insoumise (LFI), les écologistes et les communistes, a été rejetée de justesse (260 votes pour, sur les 289 nécessaires pour renverser le gouvernement Lecornu). La seconde, déposée par le RN, n’a, elle, obtenu que 135 suffrages.
Dans un message publié sur X, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est félicité que la France ait « enfin » un budget. Ce texte n’est « pas le texte du gouvernement » mais « le résultat d’un compromis parlementaire, intégrant des amendements de tous les groupes« , a-t-il précisé. Le chef du gouvernement, qui va saisir comme c’est l’usage le Conseil constitutionnel pour vérifier la conformité du projet de loi de finances (PLF) à la Constitution, défend une loi de Finances pour 2026 qui « contient la dépense publique » et « n’augmente pas les impôts pour les ménages et les entreprises ».
Mathilde Panot dénonce « la responsabilité lourde et historique » du Parti socialiste
Désireux de tourner la page, le Premier ministre a fustigé plus tôt une « grande déconnexion » des députés de l’opposition pendant ces 350 heures de débat, entre ceux « qui refusent le désordre » et ceux qui veulent « bloquer » et « tout rejeter », ciblant le RN et LFI. « Il y a une ambiance politicienne » à l’Assemblée qui « sent bon la campagne » des élections municipales et présidentielle à venir, a-t-il déploré. Revenant sur sa promesse d’octobre, le chef du gouvernement aura finalement dégainé trois 49.3 pour faire passer sans vote le budget, resté un marqueur d’opposition ou de soutien au gouvernement.
A l’annonce du rejet de la motion de censure déposée par son groupe, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a dénoncé « la responsabilité lourde et historique » du Parti socialiste (PS). « Le PS confirme qu’il est entré dans un soutien au gouvernement sans participation« , a-t-elle fustigé, appelant les Français à se saisir des élections municipales à venir « pour tourner la page de la macronie dans ce pays ».







