Le compte personnel de formation (CPF) peut servir à financer l’obtention du permis de conduire, toutefois à partir du 26 février, des plafonds révisés viendront réduire l’aide apportée. Cette mesure risque de pénaliser les salariés les plus précaires et d’accentuer les inégalités d’accès à la formation.
Ce passage est tiré d’une transcription partielle du reportage mentionné ci-dessus. Pour visionner l’intégralité, cliquez sur la vidéo.
Opter pour le financement de son permis via le compte personnel de formation (CPF) est le choix effectué par une styliste de 30 ans. Le coût de sa formation, 1 350 euros, a été pris en charge par ce dispositif. Elle témoigne : « Je ne savais pas comment j’aurais pu financer cette formation. J’en ai besoin pour progresser dans mon métier. C’est vraiment quelque chose ; j’ai le sentiment que me priver de cette aide me bloque. »
Nouveaux plafonds à partir du 26 février
À partir du 26 février, des limites financières entrent en vigueur : 1 500 euros pour une formation, 1 600 euros pour un bilan de compétences et 900 euros pour le permis de conduire.
Les salariés devront donc financer le reste par leurs propres moyens. Cette mesure est jugée pénalisante pour les plus précaires, affirme Sandrine Mourey, secrétaire confédérale de la CGT chargée de la formation professionnelle : « Imaginez des familles obligées de choisir entre régler le loyer et financer une formation. Le choix sera vite fait, inévitablement, ce qui est extrêmement injuste et risque de créer des inégalités d’accès à la formation pour les salariés. »
Ces plafonds liés au CPF pourraient rapporter jusqu’à 280 millions d’euros aux caisses publiques.







