Selon Yaël Braun-Pivet, les données personnelles de nombreux députés ont été rendues publiques sur les réseaux sociaux et elle affirme avoir déposé un signalement auprès des autorités judiciaires.
La présidente de l’Assemblée nationale a déclaré, mardi 3 février, qu’elle saisira les autorités compétentes à la suite d’une fuite d’informations touchant des parlementaires. Un portail spécialisé dans la revente de données personnelles assure avoir récupéré les adresses et numéros de téléphone d’environ une centaine d’élus et de collaborateurs de l’hémicycle.
Tout le monde s’interroge : « Suis-je directement concerné ? » La réponse semble oui pour Alexis Corbière, député du groupe écologiste, qui a appris la nouvelle via les réseaux sociaux : « C’est assez désagréable car je n’en sais pas davantage. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des listes comme celle-ci circulent, et elles paraissent manifestement destinées à faire pression. »
Nous sommes des personnes un peu exposées
Pour certains élus, ce qui est exposé ce sont des adresses personnelles et des numéros de portable. Pour la majorité des députés, en revanche, les données correspondent plutôt à leur bureau à l’Assemblée nationale ou à leur permanence parlementaire. Selon Denis Masseglia du groupe Renaissance, cela ne présente pas de gravité majeure : « Ça ne m’inquiète pas trop. D’ailleurs, pour tous ceux qui veulent pirater mon adresse mail de l’Assemblée nationale, c’est [email protected]. Ce sont des données publiques. »
Selon les investigations internes menées par l’Assemblée, il s’agit majoritairement d’informations publiques, même si certaines proviennent d’attaques anciennes, notamment contre l’opérateur SFR. Les services de l’Assemblée assurent que leurs serveurs n’ont pas été piratés. Bertrand Sorre, député du groupe présidentiel, s’interroge sur l’objectif réel de ce vol : « Il y a sans doute des enjeux financiers derrière tout cela. D’autres motivations pourraient être malveillantes. Nous sommes des personnes un peu exposées. » La présidente de l’Assemblée a porté l’affaire au parquet de Paris pour suite judiciaire.







