Le mardi 3 février, le parquet a formulé à l’encontre de Marine Le Pen des réquisitions prévoyant une peine de quatres ans de prison, dont trois avec sursis, et une inéligibilité de cinq ans. Ces demandes judiciaires se présentent comme moins lourdes que celles sollicités lors de la première instance. L’ancienne dirigeante du Rassemblement national saura quel sera son sort d’ici cet été.
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À sa sortie de la salle d’audience, Marine Le Pen comprend que son avenir politique demeure incertain. Les avocats généraux ont requis une interdiction d’exercer pendant cinq ans, tout en renonçant à l’exécution provisoire. Son conseil voit toutefois une perspective favorable. « Le seul point que je perçois aujourd’hui comme extrêmement positif dans ces réquisitions, c’est qu’il est indiqué qu’une ligne de défense n’engendre ni criminalisation ni risque de récidive pour le client. En tant qu’avocat, c’est une excellente nouvelle », réagit Me Rodolphe Bosselut, avocat de Marine Le Pen.
Un casse-tête pour Marine Le Pen
Cependant, cette décision demeure un casse-tête pour l’intéressée. Si ces réquisitions venaient à être suivies lors du jugement, attendu en juin ou en juillet prochains, sa candidature pour 2027 serait menacée. Dans les semaines récentes, Marine Le Pen a pris des dispositions préventives. « Il existe une autre option possible. Il y a Jordan Bardella qui fait mieux qu’elle dans les enquêtes, dans les intentions de vote. Donc il n’y a pas de raison de dire ‘si ce n’est pas moi on perd' », explique Marie-Eve Malouines, éditorialiste à la Revue Politique et Parlementaire.
À l’issue du verdict, Marine Le Pen pourrait choisir de se tourner vers la cassation. La Cour rendrait alors sa décision quelques mois avant l’élection présidentielle.







