Le Rassemblement national a cessé d’appuyer Christian Richaud Simoni, suite à la publication par Libération de messages à caractère raciste et sexiste que le candidat à la mairie de Carpentras avait postés sur son compte X.
« On ne peut pas tout maîtriser à tout instant », répond jeudi 5 février sur France Inter Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, après l’éviction du candidat du parti à Carpentras. Le RN a annoncé mercredi qu’il retirait l’investiture de celui qui menait la liste dans la ville du Vaucluse, Christian Richaud Simoni, suite à la publication par Libération de tweets anciens qualifiés de racistes et sexistes.
« On est un parti politique responsable. On ne peut pas tout savoir tout le temps », mais « lorsqu’un souci survient, on se désengage, on suspend, et on renvoie la question devant la commission de discipline », assure-t-il. Dans un article publié en début de semaine, Libération évoquait des dizaines de « tweets racistes et injurieux », certains remontant à 2017 et aujourd’hui retirés, qui visaient notamment des personnalités noires comme la députée LFI Danièle Obono ou le comédien Omar Sy. Le RN a exprimé mercredi sa « stupéfaction ». « Quand un candidat tient ce genre de propos, il est immédiatement sanctionné », affirme Sébastien Chenu sur France Inter.
Nous n’attirons pas plus de personnes excentriques que les autres
« Nos candidats passent par des auditions, on les rencontre, on examine leur parcours, et puis, si une expression ou une pensée n’est pas en phase avec notre ligne, on leur dit : ‘vous n’avez pas votre place avec nous’, assure-t-il. Interrogé sur la récurrence de ce type de situations, Sébastien Chenu réplique que « parfois on ne démasque pas les problèmes, et parfois on ne sait pas tout ». « Les candidats qui se présentent aux élections dans toutes les familles politiques – et particulièrement pour les municipales – peuvent engendrer des difficultés compte tenu de leur nombre élevé. Nous n’attirons pas plus de dingues que les autres », conclut-il.







