Début février, le parquet général a demandé cinq ans d’inéligibilité sans exécution immédiate contre Marine Le Pen, qui vise une quatrième candidature à l’élection présidentielle.
Ce qu’il faut savoir
Annonce très attendue. La cour d’appel doit rendre sa décision dans le cadre du recours du RN et de Marine Le Pen le 7 juillet à 13h30. La dirigeante du Rassemblement national a confié à quelques journalistes, à l’issue de l’audience, que plus vite la décision serait rendue, mieux elle se porterait. Lors des plaidoiries, les deux avocats de Marine Le Pen ont tenté, mercredi 11 février, d’obtenir l’acquittement ou, à tout le moins, une sanction allégée par rapport à celle prononcée en première instance contre celle qui demeure au cœur de sa vie politique et de sa quatrième candidature à l’Élysée. Le parquet général avait, début février, demandé cinq ans d’inéligibilité, mais sans exécution immédiate, à l’encontre de Marine Le Pen.
- Marine Le Pen « ne s’est jamais dérobée », défend son avocate. Sandra Chirac Kollarik, l’une des deux juristes représentant la chef du RN, a plaidé pendant près de deux heures en début d’après-midi. « Ce qu’elle a dit et ce qu’elle a fait, elle ne le renie pas. Toutefois, si ce qu’elle a accompli à l’époque relevait d’un délit, elle n’en avait pas conscience », a-t-elle avancé. Marine Le Pen « ne s’est jamais dérobée, jamais, jamais », a-t-elle insisté.
- « Tout a été fait de manière transparente », plaide l’avocat du RN. Avant la suspension de séance, c’est David Dassa-Le Deist, l’avocat du RN – considéré comme une personne morale dans le cadre de ce dossier – qui plaidait devant la cour d’appel de Paris. « Madame Le Pen a toujours répondu aux demandes qui étaient formulées, tout a été fait de manière transparente », a-t-il notamment soutenu.
- Une condamnation générale réclamée par le parquet général. Dans ses réquisitions, le 3 février, le parquet général a demandé quatre ans de prison dont une peine ferme contre Marine Le Pen, après avoir sollicité que la cour d’appel de Paris condamne à nouveau l’ensemble des prévenus. Il a également requis à l’encontre de l’ancienne présidente du FN, qui nourrit encore l’espoir de se présenter à la prochaine élection présidentielle, une amende de 100 000 euros et une peine d’inéligibilité de cinq ans. Mais sans exécution immédiate, contrairement à la peine prononcée lors de la première instance.







