Le sort judiciaire de Marine Le Pen, et par conséquent son destin politique, sera fixé le 7 juillet. La cour d’appel de Paris s’est accordée presque cinq mois après l’achèvement des débats, mercredi, pour se prononcer sur l’affaire relative aux assistants des eurodéputés du RN.
Marine Le Pen affiche une attitude plutôt fataliste, selon les mots de son avocat Rodolphe Bosselut, tenus jeudi 12 février sur France Inter, à l’issue de la clôture des débats dans le procès en appel des assistants des eurodéputés du Rassemblement national (anciennement Front national).
Le parquet général a réclamé contre la principale députée RN une peine de quatre ans d’emprisonnement, dont trois ans avec sursis, et cinq ans d’inéligibilité. La décision est attendue le 7 juillet. Si ces réquisitions sont suivies, Marine Le Pen ne pourra pas être candidate à l’élection présidentielle de 2027.
Un éventuel rebondissement favorable n’est peut-être pas à exclure
« Nous verrons bien » ce que donnera la décision, précise-t-il. Décrivant le volet initial du dossier comme une machine redoutable, il estime que l’audience en appel s’est montrée nettement plus calme et apaisée. Il affirme que la complexité du dossier s’est imposée au fil du procès en appel et que les magistrats devront se pencher sur de nombreux points de droit. Un rebondissement favorable n’est pas hors de portée, conclut-il.
Sur le fond, l’avocat soutient qu’il n’existe pas, selon lui, de système organisé par le parti pour détourner des fonds publics européens. Lors de sa plaidoirie mercredi, il a fait valoir que « dans des affaires tout à fait similaires », les peines prononcées ne correspondent pas à celles requises en première instance et en appel. Il cite notamment l’affaire des assistants du Parlement européen du MoDem, pour laquelle le préjudice invoqué est toutefois bien moindre que celui reproché au Front national, estimé à plus de 3 millions d’euros au détriment du Parlement européen.
Marine Le Pen a d’ores et déjà laissé entendre qu’elle trancherait quant à une quatrième candidature à l’élection présidentielle dès l’annonce de la décision d’appel, le 7 juillet prochain, sans attendre un éventuel arrêt de la Cour de cassation.







