Dans 38 pays européens, une réglementation commune s’applique aux jeux vidéo et ceux-ci sont classés selon l’âge pour lequel ils sont finalement adaptés.
Faut-il instaurer des règles plus strictes, voire interdiction des jeux violents pour les plus jeunes ? Suite à l’agression d’une enseignante à Sanary-sur-Mer, mardi 3 février, commise par un adolescent qui consacrait jusqu’à deux heures par jour à des jeux vidéo, le président de la République s’interroge publiquement. Sur le média Brut, le jeudi 4 février, Emmanuel Macron a déclaré son intention de constituer un comité d’experts afin d’étudier s’il existe une corrélation entre la pratique de certains jeux et les actes violents. Une réglementation est déjà en place, fondée sur des critères adoptés par 38 pays européens.
Les emballages des jeux affichent des pictogrammes colorés accompagnés de chiffres (3, 7, 12, 16, 18) qui renseignent sur l’âge conseillé pour l’utilisation. Le symbole 3 indique l’absence de langage grossier et d’images effrayantes, et il est considéré adapté à partir de 3 ans. À partir de 12 ans, des contenus peuvent inclure une nudité modérée, de la violence et un langage légèrement plus grossier. En exemple, le jeu Fortnite porte la classification 12.
Classement adopté par 38 pays européens
À partir de 16 ans, des scènes de grande violence et à caractère sexuel ainsi que des passages où les personnages se droguent peuvent figurer, selon le site du ministère de l’Intérieur. Pour les titres destinés aux majeurs, affichant le logo rouge 18, certaines scènes de violence peuvent être décrites comme « particulièrement explicites et réalistes ». C’est le cas de Call of Duty, l’un des jeux les plus vendus.
Ces pictogrammes s’inscrivent dans une classification appelée PEGI, pour Pan European Game Information, mise en place par les créateurs de contenus et utilisée par 38 pays européens. Cette initiative des producteurs ne sert pas à interdire directement l’achat par les mineurs de jeux destinés à des publics plus âgés.
Il existe également des logos PEGI thématiques, présentés sous forme de carrés noir et blanc. Ils indiquent, par exemple, la présence de scènes de violence, de sexe, de drogues ou de discrimination. Le pictogramme « discrimination » précise que le jeu peut présenter des représentations ethniques ou religieuses susceptibles d’encourager la haine.
Contrôle parental
Des indications précises existent donc pour les parents et les jeunes, similaires à celles du cinéma, ou encore sur les plateformes de streaming comme Netflix. Il faut toutefois rappeler qu’il existe bien des jeux violents accessibles dès 12 ans, mais aussi de nombreux jeux ludiques et éducatifs adaptés à tous les âges.
Des mécanismes de contrôle parental existent également, comme sur les réseaux sociaux. On peut bloquer des applications, interdire l’achat de jeux et limiter le temps consacré à la pratique. Malgré tout, ces protections ne sont pas toujours difficiles à contourner pour les adolescents.







