Mercredi, lors d’un passage sur 42mag.fr, Michel-Édouard Leclerc a évoqué une baisse d’environ 30 centimes par litre, indiquant qu’elle serait mise en œuvre dans les deux jours qui venaient. Or, vendredi est arrivé et aucune réduction de cet ordre n’est observable sur les pompes des stations Leclerc.
Mercredi 11 mars, lors de sa présence dans l’émission 8h30 sur 42mag.fr, Michel-Édouard Leclerc prétendait que les tarifs des carburants allaient rapidement diminuer dans ses stations, suite à des échanges avec les raffineurs : « Sur les deux jours à venir, au rythme des réapprovisionnements, on devrait observer une première réduction de 0,23 euro, puis une autre de 0,07 euro, soit environ 0,30 euro de moins par litre », déclarait-il sur notre antenne.
Deux jours après, 42mag.fr a examiné les données officielles des prix à la pompe, fournies par les stations-service et agrégées dans les fichiers publics du gouvernement. Le verdict est sans appel à ce stade : aucune diminution de 0,30 euro par litre n’est constatée chez les réseaux Leclerc. Sur l’ensemble des données exploitées, 695 stations Leclerc ont été repérées. Parmi elles, plus de 500 avaient bien actualisé leurs tarifs dès le lendemain de l’annonce, et encore ce matin, ce qui permet d’analyser des relevés récents. Or, dans ces stations, les niveaux moyens observés demeurent les suivants :
- 1,978 euro par litre pour le gazole
- 1,868 euro pour le SP95
- 1,811 euro pour l’E10
- 1,898 euro pour le SP98
Autrement dit, les relevés disponibles deux jours après l’annonce de Michel-Édouard Leclerc ne témoignent pas d’une chute de 0,30 euro par litre.
Michel-Édouard Leclerc impute « la volatilité des marchés »
Joint par 42mag.fr vendredi 13 mars, Michel-Édouard Leclerc reconnaît qu’il ne sera pas possible d’instaurer une réduction de 0,30 euro sur les carburants, en raison de la volatilité des marchés qui déterminent le coût de revient des carburants. Il avoue qu’il est frustrant de voir des hausses et des baisses se succéder jour après jour sans que cela dépende de lui, d’autant qu’il opère à marge nulle.
Ce que montrent néanmoins les données, c’est que les stations E.Leclerc continuent d’afficher des prix inférieurs à la moyenne nationale. L’écart constaté se situe approximativement à :
- 6,5 centimes de moins sur le gazole
- 5,2 centimes de moins sur le SP95
- 7,1 centimes de moins sur l’E10
- 7,5 centimes de moins sur le SP98
À l’heure actuelle, les chiffres officiels indiquent donc que les stations Leclerc restent moins chères que la moyenne nationale, mais que la baisse annoncée mercredi dernier de 0,30 euro par litre n’a pas été appliquée.







