Dans le Tarn, des agriculteurs ont pris l’initiative de se mobiliser, mercredi soir, le 25 mars, afin d’obtenir du gouvernement des mesures concrètes. Pour l’instant, toutefois, aucune subvention destinée au carburant n’est envisagée.
Cette section provient d’un extrait de la retranscription du reportage cité ci-dessus. Pour visionner l’intégralité, cliquez sur la vidéo.
Un mur formé de barils a été dressé devant les grilles de la préfecture du Tarn, symbole de la colère des agriculteurs face à l’envolée du carburant. Dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 mars, à Albi, les manifestants s’adressent directement à la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard : « Aujourd’hui, les seules propositions qu’elle nous a présentées, ce sont des emprunts pour pouvoir acquérir du GNR (gazole non routier), et c’est insupportable. Aujourd’hui, nous n’arrivons pas à rembourser les emprunts existants, on n’en prendra pas d’autres », expliquait Nicolas Busolin, coprésident de la coordination rurale du Tarn.
En environ trois semaines et demie, depuis le déclenchement du conflit en Iran, le prix du gazole non routier utilisé par les agriculteurs est passé de 1,30 euro à plus de 1,95 euro le litre en moyenne. Pour autant, la France ne prévoit pas de débloquer des fonds pour abaisser la TVA. « Jamais une crise énergétique ne s’est traduite par une amélioration des comptes publics de la France. Ceux qui affirment qu’il faut dépenser davantage avec l’argent public se trompent donc », a affirmé Roland Lescure, jeudi 26 mars, au micro de RTL.
S’inspirer de l’Italie ou de l’Espagne ?
L’opposition dénonce l’inaction de l’État face à cette hausse des prix. « Il n’y a rien de pire qu’un discours de fatalisme et d’impuissance. Je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas, à un moment donné, annoncer un plafonnement des prix des carburants », a déclaré le député PS Jérôme Guedj.
Certains voisins européens, tels que l’Espagne ou l’Italie, ont, eux, choisi de réduire la TVA sur l’essence et le diesel de 21 % à 10 %.







