À l’approche du second tour des municipales, programmé pour le dimanche 22 mars, l’actualité s’est muée, ce jeudi 19 mars, en une vive polémique à Paris. Emmanuel Grégoire a publiquement accusé Emmanuel Macron d’être intervenu pour favoriser le retrait de la liste portée par Sarah Knafo, dans le but de soutenir la candidature de Rachida Dati. L’Élysée a immédiatement réfuté ces allégations, les qualifiant de « mensonge calomnieux et indigne ».
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Nouveau coup de pression dans la campagne parisienne. Ce jeudi 19 mars au matin, le candidat socialiste expose une accusation grave à la radio : « Emmanuel Macron serait intervenu, selon nombre de vos confrères qui nous l’ont relayé, afin de pousser l’extrême droite à se retirer en faveur de sa candidate », a affirmé Emmanuel Grégoire sur l’antenne de 42mag.fr.
Le démenti, cinglant, du président ne tarde pas : « Ces propos n’ont aucun fondement, ils déshonorent celui qui les avance de façon aussi approximative, car ce n’est pas sérieux. Je ne connais pas Mme Knafo personnellement et je n’interviens pas du tout dans ces municipales », a balayé Emmanuel Macron face à la presse.
Des propos sans fondement
L’ancienne candidate de Reconquête à Paris, visée par Emmanuel Grégoire, s’indigne et réplique à son tour : « Monsieur Grégoire, vous perdez pied et vous basculez dans le complotisme », écrit-elle sur X. La bataille pour l’hôtel de ville fait rage. La candidate de la droite, Rachida Dati, adresse également une pique à son adversaire : « Quand vous perdez le contrôle, vous dites n’importe quoi. Tout n’est pas permis. Montrez un peu de dignité, aussi. »Une accusation de fébrilité que balaie ensuite Emmanuel Grégoire, bien qu’il reste plus mesuré : « Moi, je sais ce que j’entends, et ce qu’on raconte un peu partout. Je constate au moins que Rachida Dati et tous ses soutiens, et j’inclus les membres du gouvernement, n’ont pas pris leurs distances, ni refusé les voix de l’extrême droite. »
Le scandale autour du périscolaire à Paris
La fin de campagne est marquée par une autre polémique : le dossier du périscolaire parisien et les plaintes déposées pour des violences physiques et sexuelles. Pour Marine Le Pen, il est impératif d’encercler la gauche : « La responsabilité de la gauche dans le système ayant permis des agressions contre de nombreux enfants à Paris pendant des années est intolérable », a-t-elle déclaré sur X en tant que cheffe du RN. Face aux critiques, Emmanuel Grégoire rappelle avoir quitté la mairie il y a près de deux ans. Mais le dossier reste explosif, reconnaît la candidate de La France insoumise, Sophia Chikirou : « Très tôt, j’ai perçu qu’il y avait un vrai problème avec le périscolaire à Paris. Cela fait quatre ans que je suis députée, quatre ans que je reçois les syndicats, que je parle avec les animateurs du périscolaire. Ils m’alertent », a-t-elle assuré sur RTL dans la matinée.
Un scrutin à l’issue très incertaine. Le second tour pourrait se décider sur quelques milliers de voix dans les urnes.







