Depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, les prix des carburants ont connu une hausse marquée. Mais qui pilote ces secousses tarifaires et en contrôle l’évolution ?
Cette portion reprend une partie de la transcription du reportage évoqué ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la visionner en entier.
Rotterdam, aux Pays-Bas, est le plus grand port d’Europe et constitue le principal port d’entrée des hydrocarbures sur le continent. Chaque jour, entre cinq et dix navires venus du monde entier déchargent leurs cargaisons pétrolières sur le territoire néerlandais. « La moitié du pétrole brut qui arrive est raffiné ici même, à Rotterdam. L’autre moitié alimente des raffineries situées en Belgique ou en Allemagne », précise Ronald Backers, analyste commercial spécialisé dans le secteur des hydrocarbures.
Si le conflit au Moyen-Orient venait à s’éterniser, cela pourrait influencer le volume des livraisons. Pour l’instant, ce sont les prix des carburants qui subissent les effets. Pour produire un litre de gasoil, les raffineries s’approvisionnaient le 12 mars à 60 centimes d’euro le litre de pétrole brut. Puis elles ajoutent une marge brute d’environ 20 centimes. Le carburant est ensuite acquis par des intermédiaires.
Les opérateurs de marché surveillent les cours en permanence. Exceptionnellement, nous avons pu pénétrer dans leurs locaux avec nos caméras. Leur rôle consiste à acquérir le carburant sur les marchés et à le revendre aux stations-service au moment opportun afin de dégager une marge. Depuis le début du conflit, les cours connaissent une forte volatilité. Les tarifs peuvent augmenter, puis chuter brutalement en l’espace d’une heure.
Pour l’heure, aucune aide officielle n’a été annoncée
Des frais supplémentaires s’ajoutent, car il faut acheminer le carburant : environ 0,10 euro de plus sur la facture. Chaque ravitaillement fait évoluer le prix affiché en station, qui bénéficie également d’une marge destinée à son fonctionnement : environ 0,05 euro. En additionnant les taxes, le prix du litre de gasoil affiché ce jeudi dépasse ainsi les 2 euros.
Un tarif qui peut peser lourd pour une mère de famille souhaitant voir l’État intervenir. «Les déplacements du quotidien — aller au travail, accompagner l’enfant à la crèche, faire les courses — sont obligatoires. Donc cela coûte un peu plus», confie-t-elle. Le gouvernement n’a pas encore annoncé d’aide, mais étudie la possibilité de plafonner les marges des stations-service.
Parmi les sources citées :
– Evole Energies
– CLCV (étude UFIP)
Liste non exhaustive







