Jeudi, le candidat de la gauche au second tour dans la capitale a dénoncé une intervention personnelle du président visant à faciliter le retrait de la candidate d’extrême droite, afin d’orienter les suffrages vers Rachida Dati.
Malgré les démentis publics, Emmanuel Grégoire a réaffirmé, vendredi 20 mars, ses accusations visant Emmanuel Macron et son rôle dans la campagne parisienne, où le candidat soutenu par l’administration municipale s’est hissé en tête au premier tour avec 37,98 % des voix. La veille, sur 42mag.fr, il avait avancé que le président aurait agi « personnellement » pour faciliter le retrait de Sarah Knafo (10,4 %), figure associée à l’extrême droite, afin d’orienter les voix vers Rachida Dati (25,46 %), qui fut sa ministre. Le chef de l’État a vivement contesté ces allégations, estimant que le candidat du pouvoir en place se déshonorait par de telles propos.
« Je persévère dans mes propos », a insisté Emmanuel Grégoire sur RTL, ajoutant : « je ne fais pas de complotisme, j’analyse les faits et j’exerce la politique ». « Tout ce qui a été entrepris pour dégager la voie à Madame Dati est grave. Je ne sème jamais de piques venimeuses, je fais de la politique et j’ai observé tout au long de cette campagne la responsabilité du président de la République, dans son soutien constant à une ministre, en la maintenant même après son renvoi devant la justice pour des accusations de corruption ».
Interrogé plus précisément par le journaliste Thomas Sotto sur ses affirmations concernant le retrait de Sarah Knafo, le socialiste a dit avoir été informé par « des confrères à vous » : « Quand vous travaillez et que vous nous dites des choses, les journalistes, on ne les répète pas et on vous laisse faire votre travail », a-t-il poursuivi, assurant ne pas être surpris du démenti opposé par Emmanuel Macron.
Dans la foulée, Sarah Knafo, qui avait déjà contesté ce récit jeudi, a enfoncé le clou sur BFMTV en dénonçant le « mensonge » d’Emmanuel Grégoire. « Monsieur Grégoire entend des voix », a lancé l’ancienne candidate, affirmant que « si Emmanuel Macron avait osé m’appeler », cela n’aurait eu pour seul effet que de la faire douter de son retrait.







