Ce rendez-vous fixé à Matignon, annoncé le 6 mars dernier, est particulièrement attendu par les oppositions. Il est presque certain que l’augmentation du prix des carburants sera au cœur des débats qui s’annoncent.
La rencontre avait été fixée la semaine précédente. Entre-temps, les exigences s’étaient multipliées. Le Premier ministre Sébastien Lecornu réunissait, mercredi 11 mars, les formations politiques ainsi que les présidents des deux chambres et des commissions parlementaires concernées afin de les informer de l’état de la menace et du positionnement de la France face à la guerre au Moyen-Orient, a annoncé Matignon le 6 mars.
Dès le début des frappes israéliennes et américaines contre l’Iran, le Rassemblement national et le Parti socialiste avaient demandé au président Emmanuel Macron de réunir les formations pour les tenir informées de la situation. La France insoumise (LFI), quant à elle, a réclamé l’organisation d’un débat parlementaire.
Comment l’exécutif compte-t-il limiter les conséquences dans le pays ?
Si le but initial était d’être reçus directement par le chef de l’État, force est de constater que c’est finalement le Premier ministre qui organise la réunion. Pour le Rassemblement national, Jordan Bardella et Marine Le Pen; pour LFI, Manuel Bompard, Mathilde Panot et Arnaud Le Gall; pour les Écologistes, Marine Tondelier, Cyrielle Chatelain et Guillaume Gontard; et pour le PS, Boris Vallaud, Patrick Kanner et Nora Mebarek ne s’en inquiètent pas : leur priorité demeure d’obtenir des réponses à leurs questions.
Quelle est réellement l’implication de la France dans les conflits en cours ? Comment l’exécutif prévoit-il de limiter les répercussions sur le territoire ? L’entourage de Sébastien Lecornu promet ainsi un briefing très opérationnel sur l’état de la menace à l’étranger et en France, sur les moyens militaires déployés, les enjeux diplomatiques et les ressortissants français encore bloqués.
Un cadre « confidentiel »
Ce briefing sera piloté par le Premier ministre et plusieurs ministres dans un cadre confidentiel, a-t‑on précisé. Les téléphones portables seront donc interdits lors de cette séance, qui verra notamment la participation du chef d’État‑major et de représentants des services de renseignement, des armées, de l’extérieur et de l’intérieur.
Des interventions sont prévues aussi de la part des ministres concernés, à commencer par la ministre des Armées et celle de l’Énergie. Le sujet des prix du carburant sera ainsi nécessairement évoqué. Sur 42mag.fr, le ministre des Transports a assuré mercredi matin que Tout est sur la table pour faire diminuer le prix des carburants à la pompe.







