Invitée sur l’émission Les 4 Vérités, le vendredi 20 mars 2026, la candidate LR à la mairie de Paris a reparlé de sa campagne alors que le second tour des municipales se tiendra dimanche prochain.
Le texte qui suit constitue un extrait de la retranscription de l’interview ci-dessus. Pour le visionner dans son intégralité, cliquez sur la vidéo.
Les habitants de Paris vont se prononcer d’ici deux jours lors des municipales. Au premier tour, Rachida Dati a obtenu 25,46 % des suffrages, tandis que le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a récolté 37,98 %. L’annonce du ralliement du candidat centriste Pierre-Yves Bournazel et le retrait de Sarah Knafo, qui a exhorté à bloquer la gauche, ont joué en faveur de Dati.
Jeff Wittenberg : Est-ce que votre situation vous donne confiance pour le second tour ? Un sondage publié le jeudi 19 mars 2026 vous placerait, à ce stade, à deux points derrière Emmanuel Grégoire. On dirait donc qu’il est en pole position.
Rachida Dati : Le second tour revêt une portée décisive et historique pour Paris, car c’est la première fois que la aile du changement peut s’emparer de la capitale. C’est envisageable, mais rien n’est joué à ce stade. C’est une élection nouvelle. Dimanche 22 mars 2026, c’est une nouvelle élection qui entraîne une dynamique inédite. Il ne s’agit pas d’ajouter les résultats du premier tour. Le camp du renouveau et du changement est majoritaire à Paris. Tout dépendra donc de la mobilisation de tous les électeurs qui veulent le changement à Paris. Je demande donc aux électeurs de Paris de se mobiliser. La mobilisation fera la différence dimanche prochain. Et ce sera un choix qui aura valeur définitive. On peut soit repartir avec la même équipe, qui a laissé la ville s’endetter à hauteur de 12 milliards d’euros, qui a vu la délinquance grimper, dans une ville particulièrement sale, avec un chaos dans l’espace public… Un bilan désastreux. Soit on opte pour une alternance à Paris, pour une cité qui s’améliore et une qualité de vie accrue pour les Parisiens et les Parisiennes.
Jeff Wittenberg : Vous dites donc qu’un mieux pourrait venir avec vous comme alternative à l’Hôtel de Ville… Dans certains arrondissements, comme le 15e et le 17e, vos listes locales ont parfois dépassé celles qui portent votre nom pour la mairie centrale. Est-ce que vous y voyez une forme de désaveu de certains électeurs de droite ou du centre qui ne vous imaginent pas en tête de l’Hôtel de Ville ?
Rachida Dati : Non. Nous sommes partis divisés au premier tour, ce qui a dispersé les votes. Or, en réunissant les voix de Pierre-Yves Bournazel et du centre, nous dépassons la gauche. Aujourd’hui, nous présentons une liste qui unit la droite et le centre. J’invite donc l’ensemble des électeurs de ce rassemblement et de cette mobilisation à voter pour nous dimanche 22 mars afin de provoquer le changement.
Jeff Wittenberg : Certaines personnalités extérieures à Paris vous apportent leur soutien, non pas directement, mais en appelant à faire barrage à la gauche. Marine Le Pen l’a évoqué hier, le jeudi 19 mars 2026. Jordan Bardella a dit que, s’il était électeur à Paris, il vous accorderait sa voix. Est-ce que cela vous apparaît comme un atout ou bien comme un handicap ? Cela pourrait-il décourager certains électeurs ? Vous évoquiez aussi les électeurs centristes du premier tour qui ne veulent pas mêler leur voix à l’extrême droite, par exemple…
Rachida Dati : Je ne suis pas responsable des souhaits de tous ceux qui veulent quitter Emmanuel Grégoire. C’est pourquoi j’invite tous les Parisiens et toutes les Parisiennes qui désirent le changement à soutenir notre liste. Qui me témoigne encore son soutien ce matin ? Édouard Philippe a exprimé publiquement son appui. Je bénéficie du soutien des formations de la droite et du centre. Donc, j’en appelle à tous les Parisiens et toutes les Parisiennes en quête de changement pour se mobiliser dimanche 22 mars. C’est ainsi que Paris évoluera.
Jeff Wittenberg : Madame Dati, vous aviez évoqué un geste fort lorsque Sarah Knafo, mardi 17 mars, a retiré sa candidature. Considérez-vous que c’est aussi une démarche courageuse lorsque, une fois encore, les responsables du Rassemblement national vous recommanderont de voter pour vous ?
Rachida Dati : Pourquoi ne pas parler aussi de M. Bompard et d’autres qui veulent le départ d’Emmanuel Grégoire et qui ne veulent plus de cette équipe ? Ils n’ont pas appelé à voter pour moi. Pour ma part, j’invite tous les électeurs à aller voter pour nous. Cela se vérifie aussi avec Mme Le Pen. Je dis à tous les électeurs qui souhaitent éloigner cette équipe qui a failli. Elle a échoué sur la sécurité. Emmanuel Grégoire a déclaré : « La sécurité, ce n’est pas ma responsabilité ». En rappelant le bilan sécuritaire à Paris, on observe une hausse de 218 % du narcotrafic, une augmentation de 60 % des agressions sexuelles et 25 % des atteintes aux personnes. Emmanuel Grégoire a aussi fait entrer dans les activités périscolaires et les écoles parisiennes des pédocriminels. Et cette équipe est toujours au pouvoir. Aucune mesure, aucune action contre cette pédocriminalité dans le périscolaire.
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