Le pétrole occupe désormais l’un des enjeux majeurs du conflit qui secoue le Moyen-Orient.
Les fluctuations du marché du brut ont déclenché une vague de panique qui s’est propagée à l’échelle mondiale.
Parmi les continents, l’Asie est celui qui en subit le plus les effets.
Ce texte provient d’un extrait de la retranscription du reportage mentionné ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour le regarder en intégralité.
Du Pakistan aux Philippines, les files d’attente devant les stations-service se ressemblent énormément. L’envolée des prix du pétrole frappe durement les consommateurs en pleine remise d’essence. Le Bangladesh a commencé à rationner l’essence à partir de dimanche 8 mars. Des embouteillages d’envergure se forment pour faire le plein. « Je suis arrivé à 9 heures, comme on me l’avait dit, parce que le camion-citerne passe entre 11 heures et midi. Il est 13h40, et je n’ai toujours pas d’essence », confie un automobiliste. Parfois, la tension atteint des sommets: une dispute entre conducteurs a tourné à la tragédie. L’armée a été appelée mardi 10 mars pour empêcher le trafic d’essence aux frontières et préserver le calme dans les stations-service.
En Birmanie, on assiste à une véritable course à l’essence pour un chauffeur de taxi. D’une station à l’autre, dans tout le quartier, il prend tout ce qu’il peut chaque fois. « Il faut accumuler le carburant petit à petit » précise-t-il. Depuis le samedi 7 mars, seulement la moitié des véhicules est en circulation, en alternance, afin de préserver les réserves d’essence du pays.
Le coût du carburant a bondi de 20 % au Vietnam
Au Pakistan, les files d’attente s’étirent tard dans la nuit. Pour limiter les déplacements et la consommation d’essence, le Premier ministre a mis la moitié des administrations en télétravail et instauré l’enseignement à distance pour les élèves. Certains parents restent perplexes. « Notre vie ne devrait pas être perturbée de la sorte par la situation mondiale », déplore un père de famille.
Au Vietnam, le prix de l’essence a crû de 20 % en dix jours et la situation pourrait se dégrader davantage. Chacun prend ses précautions. Le gouvernement a supprimé les droits de douane pour limiter la hausse, mais les consommateurs se demandent où s’arrêtera l’augmentation. « Mon salaire n’augmente pas, contrairement au carburant, mais on n’a pas le choix: on doit continuer d’utiliser nos véhicules », déplore un homme.
L’Asie demeure le continent le plus impacté par la crise pétrolière. Quatre-vingt-dix pour cent de son pétrole transite par le détroit d’Ormuz. Pour contenir la flambée des cours, l’Agence internationale de l’énergie pourrait décider, mercredi 11 mars, de libérer des stocks stratégiques.







