Je suis prêt. Collez le paragraphe que vous souhaitez que je réécrive. Je le reformulerai entièrement avec mes propres mots, sans contenu dupliqué, et en veillant à ce que la longueur soit équivalente à celle de l’original. Si vous avez des préférences de style (soutenu, courant, journalistique) ou des éléments à conserver (noms propres, chiffres), dites-le-moi et je m’adapterai.
Marine Le Pen et Jordan Bardella affichent un sourire satisfait. À l’issue du second tour des municipales, qui s’est tenu ce dimanche 22 mars, le Rassemblement national commande désormais 57 villes de plus de 3 500 habitants. Cette progression représente une hausse de 48 mairies par rapport à 2020, année où il n’en comptait que neuf.
Au total, les formations d’extrême droite contrôlent 63 communes. Le RN voit aussi son nombre de conseillers municipaux monter de manière significative, atteignant 3 121 sièges remportés lors de ces élections, contre 827 lors des municipales de 2020. Les autres formations d’extrême droite totalisent 306 élus.
Le RN poursuit son objectif d’enracinement territorial dans de nombreuses régions de l’Hexagone, en particulier dans les Hauts-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où ses résultats sont les plus solides. Le parti à la flamme et ses alliés ont réussi, au second tour, à amplifier les conquêtes observées il y a six ans, avec des victoires dans plusieurs villes moyennes de plus de 10 000 habitants, comme Carcassonne (Aude), Agde (Hérault), Castres (Tarn), Saint-Avold et Amnéville (Moselle), La Flèche (Sarthe), Montargis et Amilly (Loiret), Rognac et Tarascon (Bouches-du-Rhône), Menton (Alpes-Maritimes), Monteux, Carpentras et Orange (Vaucluse), Wittelsheim (Haut-Rhin), Crépy-en-Valois (Oise) ou encore Liévin (Pas-de-Calais).
On notera aussi le symbole de Nice, cinquième ville de France, remportée largement par le candidat de l’UDR, Eric Ciotti, allié du RN. Le Rassemblement national confirme sa dynamique du premier tour, en conservant plusieurs bastions importants tels que Perpignan (Pyrénées-Orientales), Fréjus (Var), Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Beaucaire (Gard) ou Hayange (Moselle). En revanche, la perte de Villers-Cotterêts (Aisne), qu’il gérait depuis 2014, constitue la seule ombre du tableau.
Le Front national (ancien nom du RN) n’avait dirigé aucune municipalité après les municipales de 2008. En 2014, il a obtenu onze mairies (dont Stéphane Ravier dans le septième secteur de Marseille) et trois autres communes étaient alors dirigées par des formations d’extrême droite. En 2020, la dynamique s’était un peu essoufflée, avec seulement neuf victoires RN et quatre autres succès pour des formations d’extrême droite.
Du côté des conseillers municipaux, le FN était présent dans 33 communes en 2008, avec seulement 54 élus. Il existait par ailleurs neuf autres conseillers issus d’extrême droite dans six communes. En 2014, le nombre de conseillers municipaux RN s’élevait à 1 439, répartis dans 463 communes. Il y avait aussi 97 autres élus d’extrême droite dans onze communes. En 2020, là aussi le RN avait légèrement reculé, avec 827 conseillers dans 255 communes. Il y avait en outre 151 autres élus d’extrême droite dans 20 communes. Le Rassemblement national triple cette année son chiffre de représentants dans les conseils municipaux (3 121) et les autres formations d’extrême droite en obtiennent 306.
L’étendue de l’emprise du RN sur de nombreux conseils municipaux va aussi lui permettre d’obtenir des grands électeurs en vue des sénatoriales programmées en septembre. Par ailleurs, l’élection de plusieurs maires RN facilitera aussi la collecte des parrainages pour la présidentielle de 2027.
L’ancrage du Rassemblement national et de ses alliés dans le tissu municipal reste toutefois à relativiser dans le cadre du millefeuille administratif hexagonal. Les villes remportées par le RN représentent désormais 5 % des communes de plus de 100 000 habitants (2 sur 42), 4 % des villes entre 30 000 et 100 000 habitants (10 sur 246), un peu plus de 3 % des villes de 10 000 à 30 000 habitants (25 sur 752) et moins de 1 % des villes de 3 500 à 10 000 habitants (18 sur 2020).







