Selon Pascal de Izaguirre, qui assure à la fois la présidence de la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (Fnam) et le poste de PDG chez Corsair, il est possible d’anticiper de nouvelles augmentations de tarifs dans les mois qui suivent si la situation venait à perdurer.
La situation actuelle est décrite comme un choc pétrolier entraînant, de manière inévitable, une hausse des tarifs des billets et des annulations de vols, affirme-t-on mardi 7 avril dans La Tribune, au regard de Pascal de Izaguirre, président de la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (Fnam) et Directeur général de Corsair. Le porte-parole des compagnies aériennes en France précise que ces augmentations tarifaires se généralisent et semblent inévitables.
Dans son entretien accordé au quotidien économique, il dénonce la hausse du prix du kérosène, l’allongement des durées des trajets et la suspension de certaines dessertes vers des destinations se trouvant dans des zones interdites de survol. Le PDG de Corsair souligne aussi le risque d’une pénurie de carburant qui « pourrait se tendre dans les prochaines semaines ». Il ajoute qu’il faut s’attendre à de nouvelles augmentations des tarifs dans les mois qui viennent si la situation perdure, tout en précisant qu’aucun « réajustement rétroactif » des tarifs ne sera envisageable.
Impact sur les réservations: très variable selon les transporteurs
Selon le président de la Fnam, le coût par tonne de carburant est passé de 750 dollars (648 euros) avant le conflit à 1 900 dollars au début du mois d’avril, ce qui entraîne que « la part du carburant dans les charges opérationnelles des compagnies aériennes est ainsi passée de 25% à 45% ». La flambée du pétrole suit les frappes américano-israéliennes contre l’Iran qui ont déclenché les hostilités au Moyen-Orient fin février, poussant Téhéran à réagir en bloquant quasi totalement le détroit d’Ormuz, artère essentielle pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.
Ces hausses du kérosène devraient conduire à des annulations de vols, selon le président de la Fnam. « Aujourd’hui, lorsqu’une compagnie constate qu’un vol prévu à court terme afficherait un faible taux de remplissage et risquerait d’être fortement déficitaire, elle peut choisir de l’annuler », affirme-t-il. Pour Pascal de Izaguirre, l’impact est déjà marqué sur le secteur du tourisme, mais demeure extrêmement variable d’une compagnie à l’autre, certaines bénéficiant d’un effet de report favorable vers les destinations qu’elles desservent.







