Olivier Faure préconise l’organisation d’une primaire à gauche qui ne serait pas destinée à ceux qui soutiennent Mélenchon. Cette approche est également défendue par Marine Tondelier, chef des Écologistes, ainsi que par les ex-soutiens de La France insoumise Clémentine Autain et François Ruffin. De son côté, Boris Vallaud privilégie une option plus large pour la gauche, allant au-delà de la primaire, avec la désignation d’un candidat commun par consensus.
Une image symbolique des fractures qui traversent le Parti socialiste. Les opposants au premier secrétaire du PS, Olivier Faure, ont quitté prématurément, mardi soir 7 avril, un bureau national du parti, après un désaccord avec la direction sur la stratégie à adopter pour la présidentielle, a appris l’AFP auprès des participants. Les dissidents, et en premier lieu le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, ont dénoncé le refus de la direction de soumettre au vote une résolution proposant que les militants choisissent, avant l’été, un candidat PS à l’élection présidentielle.
La direction a de son côté déploré des « coups de théâtre à la mise en scène douteuse » et regretté que ses opposants n’aient pas voulu clarifier « la volonté ou non d’une candidature commune » de la gauche non mélenchoniste, « le périmètre de cette candidature » [toute la gauche hors LFI ou seulement les soci-démocrates] et « le chemin proposé pour parvenir à cette candidature commune ».
Il est inacceptable de poursuivre ainsi
La direction a proposé un vote des militants avant l’été « sur le projet, le périmètre et les modalités de départage », et affirme que « la question de la désignation d’un candidat ne peut venir qu’ensuite ». Mais les courants internes de Boris Vallaud et du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, ont réclamé le vote d’une résolution, portée par Boris Vallaud, qui proposerait que les militants désignent avant l’été le candidat socialiste à l’élection présidentielle. Cette résolution des opposants suggérait aussi que les militants tranchent le même jour « la question de la modalité du rassemblement de la gauche et des écologistes », soit par une primaire, soit par « la construction d’une coalition ».
Olivier Faure est partisan d’une primaire de la gauche non mélenchoniste – que défendent aussi la patronne des Ecologistes, Marine Tondelier, et les ex-insoumis Clémentine Autain et François Ruffin –, mais Boris Vallaud est opposé à cette option, tout comme le dirigeant de Place publique, Raphaël Glucksmann. « Ce n’est pas possible de fonctionner comme ça, cela ne sert à rien de se prétendre un grand parti démocratique », a déploré l’entourage de Boris Vallaud, affirmant que sa résolution était « soutenue par une majorité des membres du bureau national ». Le patron des députés PS préfère quant à lui une coalition de la gauche plus large que la primaire, avec une désignation finale d’un candidat commun par consensus.







